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Dossier historique complet
31 ème Monastère de l'Ordre
de
la Visitation
de Crest
Chapelle
Sainte-Marie
Acte fondateur
d’accord en date du 15 10 1627 pour la création,
sic, dans sa juridiction avec obéissance perpétuelle
du 31ème monastère de la Visitation à Crest
de Charles-Jacques de Gélas de Léberon
(1592- 5 juin 1654)
Évêque de Valence de 1623 à 1654

"Nous Charles Jacques de Léberon Évesque
et Conte de Valence et Dye après avoir vu les
statuts et constitutions
des Religieuses de l’Ordre
de la Visitation de Sainte-Marie dressés par le
Révérendissime et Illustrissime François de Sales
Évesque et Prince de Genève
avons permis et
permettons aux dites
Religieuses
de bastir et
establir un monastère dans la ville de Crest …
notre diocèse de Dye …"
Le 15 10 1627.

. . IHS
" Iesus Hominum Salvator "
" Jésus Sauveur des Hommes "
Blason de l'Ordre de la Visitation Sainte-Marie
C'est Saint François de Sales qui a créé l'emblème de l'ordre :
Un unique cœur percé de deux flèches,
surmonté d’une croix, entouré d’une couronne d’épines.
L’ordre des Religieuses des Visitandines,
est un ordre monastique féminin cloitré qui observe la règle de Saint-Augustin,
il est
de droit pontifical par une bulle de reconnaissance papale d’Urbain VII en date du 27 juin 1625.
Il a été fondé en 1604 à Annecy par la rencontre entre
deux êtres d’exception que l’Église a canonisés.
L’évêque de Genève Saint François de Sales (1567-1622) et
Jeanne-Françoise Frémyot, baronne de Chantal (1572-1641),
devenue religieuse après
avoir été jeune veuve à 28 ans du président du Parlement de Bourgogne et mère de quatre enfants.
Jeanne de Chantal première religieuse supérieure de l'Ordre de la Visitation Sainte-Marie, est
béatifiée en 1751 par le Pape Benoît XIV et canonisée par le Pape Clément XIII le 16 juillet 1767

. . . . . . Saint François de Sales donnant à Sainte Jeanne de Chantal . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . Extrait châsse en bronze et cuivre doré et émaillé, vue visage de Jeanne de Chantal . . . . . . .
la règle de l'ordre de la Visitation, tableau de
Noël Hallé (1711-1781) . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . . présent dans la basilique de la Visitation d’Annecy. . .. . .. . . . . . . . . . . . . . .

Reliquaire
Saint François de Sales & Sainte Jeanne de Chantal . . . .
contributeur Patrick J. Die

Eugène Arnaud
dans son ouvrage publié en 1903
Histoire et Description des Antiquités de Crest
évoque en détails historiques précis le monastère des Visitandines de Crest
pages 222 à 226
L’ordre des Religieuses des Visitandines,
est un ordre monastique féminin cloitré qui observe la règle de Saint-Augustin,
il est
de droit pontifical par une bulle de reconnaissance papale d’Urbain VII en date du 27 juin 1625.
Il a été fondé en 1604 à Annecy par la rencontre entre
deux êtres d’exception que l’Église a canonisés.
L’évêque de Genève Saint François de Sales (1567-1622) et
Jeanne-Françoise Frémyot, baronne de Chantal (1572-1641),
devenue religieuse après
avoir été jeune veuve à 28 ans du président du Parlement de Bourgogne et mère de quatre enfants.
Jeanne de Chantal première religieuse supérieure de l'Ordre de la Visitation Sainte-Marie, est
Béatifiée en 1751 par le Pape Benoît XIV et canonisée par le Pape Clément XIII le 16 juillet 1767
Une Crestoise très pieuse, Mlle Bachasson,
est à l'origine de la fondation à Crest du 31ème monastère et de l'Ordre des Visitandines.
En 1628, Mlle de Saint-Jean, tante de Mlle Bachasson,
donne aux sœurs sa vaste maison du « Haut Rochefort » qui était pourvue
d'un colombier, de jardins, de vergers et d'une vigne afin d'agrandir le monastère.
Ce nouveau monastère était du côté de l'ancien château inférieur Comtal, juste en-dessous de la Tour.
Les remparts servaient de clôture du coté ouest et de l'autre un grand rocher escarpé appelé La Raye.
Fondation du 31ème monastère de la Visitation à Crest
par un acte d’accord en date du 15 10 1627 pour la création,
sic, dans sa juridiction avec obéissance perpétuelle, de
Charles-Jacques de Gélas de Léberon
(1592- 5 juin 1654)
Évêque de Valence de 1623 à 1654
C’est en octobre 1630
par des lettres patentes que le Roi Louis XIII qui été passé à Crest le 3 mai 1629
revenant de son expédition au Piémont
et se rendait au siège de Privas
donne l’autorisation officielle de fondation du monastère de Crest.
Le monastère qui propose une vie d’humilité et d’effacement comptait 40 sœurs et 55 cellules.
Les Visitandines éduquaient les jeunes filles dans la religion catholique.
" Le bâtiment principal de 4 étages était très vaste avec en bas les offices et les parloirs.
Le troisième et la quatrième étage avaient deux dortoirs de vingt-huit cellules chacun.
On avait conservé du vieux bâtiment ce qu'il y avait de meilleur pour la ménagerie, le four, la lessive auprès
de laquelle étaient
trois belles fontaines plus que suffisantes pour les besoins de la maison." (réf. p76/77 André Mailhet).

Vue de la chapelle de la Visitation Sainte-Marie de Crest
des terrasses du monastère et
du
Château inférieur Comtal de Crest
avec son donjon face au clocher - sa maison basse de Salavert - sa poterne à droite -
son bâtiment dit de Salavert avec son grand auditoire dont la cheminée est taillée dans la rocher de la Raye
Les bâtiments du monastère étaient bien situés, mais avaient l'inconvénient d'être dominés par les fenêtres du
château fort de Crest,
qui lui était adossé au grand rocher du Boluard (La Raye) mais du côté opposé.
Cet inconvénient dura peu, car cinq ans après, en 1636,
le château fort de Crest fut démoli par le Cardinal Richelieu sur ordre du Roi Louis XIII.
Notons que,
dans la partie ouest du château inférieur se trouve une poterne avec accès par un genre de puits,
parallèle à la Raye équipé de barreaux d’échelle en fer forgé dont sa tête est aujourd’hui muré.
Ce puits communique à une galerie creusée dans la crête rocheuse de la Raye,
puis ensuite carrément à
une petite pièce de rassemblement de quelques mètres carrés toujours taillée dans le rocher de la Raye.
Enfin une petite galerie carrée de quelques dizaines de décimètres carrés de section
qui très bien dissimulée
aboutit à l’extérieur du château au niveau du sol au pied ouest de la Raye dans les jardins du monastère de la Visitation.
Cette poterne secrète, concrètement re-découverte récemment, lors des investigations concernant l’oratoire de la Visitation,
permettait aux habitants du château de sortir ou rentrer à l’insu d’assiégeants.

Sainte-Françoise de Chantal Fondatrice Ordre de la Visitation
1572 - 1641
Lithographie graveur Jacques-Nicolas Tardieu 1716 -1791
Portrait Jean-Bernard Restout 1692-1768
Fonds Musée de Crest

Jeanne-Françoise Frémyot, baronne de Chantal 1615
"En 1636 la première Mère et fondatrice de l'Ordre, Sainte-Françoise de Chantal vint à Crest.
Elle se rendait de Provence à Paris et s'arrêta quelques jours chez ses filles de la Visitation.
.../... Elle visita tout l'enclos du monastère et entra plus d'une fois dans
l'oratoire,
qui se trouve à côté des fontaines, tout en haut du jardin "
(réf. p227 André Mailhet)
Dossier historique
oratoire du monastère de la Visiation
Dans les années 1670, l’édifice tombant en ruine,
un nouveau monastère et
la chapelle de la Visitation Sainte-Marie furent reconstruits sur le même terrain dont la réalisation prit fin en 1674.
Pendant plus d’un siècle, le monastère accueillit une importante communauté religieuse jusqu’à la révolution.
A la révolution, l’ordre de la Visitation, comme tous les ordres religieux, est interdit en France,
à Crest en août 1792 les Sœurs furent chassées et dépossédées de leurs biens.
L’ordre est rétabli en France en 1805 par Napoléon à la demande de sa mère Laetitia.
51 monastères sont rétablis et 14 nouvelles fondations sont enregistrées avant 1850.
A Crest tout le monastère et sa chapelle, son cloître, ses jardins en terrasses, ses vergers et ses nombreux bassins
furent ensuite
rachetés
après la révolution pour un vil prix par la ville qui y transféra son hôpital des bords de la Drôme.

Construite entièrement en pierre de taille jaune clair,
la chapelle possède une façade sculptée hors du commun.
Cette remarquable façade,
inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques depuis 1981,
est ornée de pilastres cannelés reposant sur piédestaux surmontés
de chapiteaux
à gouttes, triglyphes et oves soutenant un fronton tronqué
ayant en son centre une alvéole abritant une statue de la Vierge à l'enfant Jésus.
Au-dessus se trouvait jusque dans les années 1950/1960 un blason qui depuis a disparu …
La façade se termine par un larmier en bois avec deux fenêtres rondes et enfin plus haut deux œils de bœuf.

Sur cet extrait de la lithographie originale de Le May gravée par Niquet,
reproduite en très haute définition
on distingue clairement
les architectures
présentes dans les remparts à la porte de Rochefort ou Ste Euphémie au centre
dont la majestueuse flèche en bois du clocher de la chapelle de la Visitation Sainte-Marie.

A la période révolutionnaire la flèche en bois du clocher de la chapelle de la Visitation Sainte-Marie
a été détruite, seule subsiste à ce jour son assise en pierres taillées et briques grises maçonnées
ayant subit plusieurs restaurations,
avec depuis presque
4 siècles,
sauvée de la révolution et des lois anticléricales de 1903
le joug en bois et en métal forgé, la grande roue de volée en bois et la cloche.
Mais surtout,
préservée avec ferveur par les résidents de l'hospice et la population
la croix métallique qui certes représente la crucifixion de Jésus-Christ
mais
avec aux extrémités une fleur de lys symbole de la pureté,
qui est aussi le symbole associé à la royauté !

Vue de l'hospice (le monastère de la Visitation), avec son remarquable portail en fer forgé
lors de
la fin des travaux de construction du nouvel hôpital de Crest (à droite) vers 1924

Vue d'entre les deux guerres de la chapelle de la Visitation Sainte-Marie
maintenant
cachée par la construction du nouvel hôpital.
A gauche la grande résidence du directeur de l'hôpital
avec ses terrasses, jardins et bassins
détruite il y a quelques décennies

Vue aérienne de 1957 de la chapelle de la Visitation Sainte-Marie
avec à droite ses arcs-boutants et son cloître.
Comme nous pouvons le visualiser à cette époque
toute la zone était couverte par les jardins de l'hôpital bien entretenus,
pareillement que celle au premier plan du château inférieur comtal,
de la maison dite basse Salavert, de son donjon et du bâtiment dit Salavert,
maisons des seigneurs qui étaient à l'époque indissociables du patrimoine de la Tour,
propriété de la famille Chabrières
et
surtout accessible au public

Vue générale
- Clocher - hôpital - hospice - chapelle Visitation - les magnifiques terrasses et bassins -
Le Château inférieur Comtal de Crest
avec son donjon face au clocher - sa maison basse de Salavert - sa poterne -
son bâtiment dit de Salavert avec son grand auditoire dont la cheminée est taillée dans la rocher de la Raye et
surtout ses magnifiques et remarquables cours (terrasses) de Salavert avec moult galeries ...
Le Château supérieur Épiscopal
La Tour

Transcription sur le plan cadastral
de l'historique de la zone

Vue générale du
Château inférieur Comtal de Crest
avec son donjon face au clocher - sa maison basse de Salavert - sa poterne à droite -
son bâtiment dit de Salavert avec son grand auditoire dont la cheminée est taillée dans la rocher de la Raye et
surtout ses magnifiques et remarquables cours (terrasses) de Salavert qui malheureusement n'existent plus en l'état ...
A droite de la Raye, à l'origine les jardins terrasses de
la chapelle de la Visitation Sainte-Marie de Crest
Plan de la chapelle du
monastère
de la Visitation Sainte-Marie de Crest

Plan d'origine de la chapelle Sainte-Marie du monastère de la Visitation.
La chapelle se compose d'un narthex avec un accés soit
à la tribune par un escalier ou
une porte pour accéder
au cloitre et au chemin de croix jusqu'à l'oratoire.
D'une nef avec à droite le porche latéral de l'autel en marbre à gradins de la Vierge Marie,
d'un chœur avec un maître-autel en bois avec sculptures et gradins en marbre, tabernacle et retable.
A gauche la clôture religieuse de la deuxième chapelle latérale
avec un autel à gradins,
chapelle réservée aux sœurs Visitandines qui ont un accès direct par un couloir.
Au fond à gauche dans le déambulatoire, au mur de l'abside l'entrée de la sacristie.
L'entrée du monastère à gauche communique avec un vestibule et une cour d'attente pour "les visiteurs".
La sélection "des visiteurs" se réalise dans le tambour (genre de sas)
qui communique soit à un couloir avec une porte de service
soit à une porte (clôture religieuse)
avec judas pour la zone réservée aux sœurs Visitandines.
Crédit plan : Archives Départementales de la Drôme
via contributrice Félicia R.

La clef originale de 1627 de la porte d'entrée
de la chapelle Sainte-Marie du 31ème monastère de la Visitation à Crest
En 2027 cette clef aura 4 siècles ...

Ce qui est immédiatement visible en entrant dans la chapelle Sainte-Marie de la Visitation est l'abscence de retable
qui est ensemble décoratif vertical qui sert de support à un décor religieux, sculpté ou peint.
A gauche la clôture religieuse de la chapelle latérale
réservée aux sœurs Visitandines.
Au fond à gauche dans le déambulatoire, l'entrée de la sacristie.
A droite dans un porche, l'autel de la Vierge Marie.

La clôture religieuse de la deuxième chapelle dite latérale avec autel
réservée aux sœurs Visitandines.
Voûte avec mur grille, appelé clôture religieuse, aujourd'hui obturé,
qui délimitait par son obscacle physique la chapelle réservée aux Visitandines.
C'est la double dimension de la consécration "appartenance à Dieu" et
de la protection ascétique de "la vie religieuse"
Dit autrement,
cette clôture religieuse (ou clôture monastique )
délimite l’espace réservé aux moniales dites cloîtrées dans le monastère.

Sous la voûte de la clôture religieuse de la chapelle réservée aux sœurs Visitandines
se touvait une statue jusqu'au début du XXème (incrustation photo N&B)

Parament feuilles d'or habillage cintre bois voûte
clôture religieuse de la chapelle latérale réservée aux sœurs Visitandines.
Crédit photo
contributeur Christophe L.

Sur la clôture religieuse de la chapelle réservée aux sœurs Visitandines
des textes ont été recouverts de peintures noire

Vue des grands travaux de démolition et construction d'avril 1955
La chapelle latérale et de son autel
ont été détruits pour la création d'un grand réfectoire.
Photo Guy Rochefort

Le grand réfectoire occupe l'emplacement de la chapelle latérale.
Au centre la voûte du mur grille, appelée clôture religieuse, aujourd'hui obturée,
qui délimitait par son obstacle physique la chapelle réservée aux sœurs Visitandines.
Cette clôture religieuse (ou clôture monastique)
délimite l’espace réservé aux moniales dites cloîtrées dans le monastère.

Vues des anciens locaux du monastère de la Visitation avant les travaux de démolition et restauration de 1955.
A gauche la salle dite capitulaire ou salle du chapitre qui est le lieu où se réunit quotidiennement la communauté religieuse du monastère.
C'est la pièce communautaire est la plus importante de la vie monastique.
Toutes les décisions concernant les affaires courantes du monastère y sont prises avec la Mère Supérieure.
C'est aussi dans cette salle que les moniales prononcent leurs vœux définitifs d'engagement dans la communauté.
A droite, une autre pièce du monastère avec des placards numérotés qui sert après la révolution de réfectoire pour l'hospice.
Photos Guy Rochefort

Vue de la nef et chœur de la chapelle de la tribune, à gauche la clôture religieuse de la deuxième chapelle réservée aux Visitandines.
Photo de droite : l'escalier en pierres molassiques taillées conduisant du narthex à la tribune.

La tribune de la chapelle Sainte-Marie du monastère de la Visitation

A l'arrière de la tribune de la chapelle Sainte-Marie du monastère de la Visitation
sont présents deux vitraux inclus dans les deux œils-de-bœuf de la façade.

Sainte-Françoise de Chantal
Jeanne-Françoise Frémyot, baronne de Chantal
Mère et fondatrice de l'Ordre


La Pentecôte
Cette huile sur toile de belles dimensions ayant un cadre en bois doré
qui est certainement du XVIIème siècle ne possède pas de signature apparente.
En principe cette toile semble être une déclinaison inusitée de la Pentecôte qui commémore,
le cinquantième jour après Pâques la "descente de l'Esprit saint",
sa venue sur les apôtres et les premiers chrétiens, événement symbolisant la naissance de l'Eglise.
C’est donc le début de l'Église, sa fondation, et l'émergence des premières communautés chrétiennes.
Mais elle inaugure également le Sacrement de la confirmation, où
le baptisé renouvelle le cœur de sa foi et est invité à devenir, lui aussi, un témoin du Christ.
Au fond en haut à gauche, la colombe du Saint-Esprit, irradie une lumière qui illumine toute la scène,
néanmoins un nettoyage en profondeur s’impose pour redonner son éclat à tous les personnages de la scène.





Banc réservé à l'Hôpital Général présent sur le fronton de la tribune

Pièce historique très rare
présente sur la tribune
une
grille (clotûre religieuse ) mobile ...

Nef, chœur, maître-autel en bois sans tabernacle visible séparé à droite contre le mur d'abside.
Au fond à gauche dans le déambulatoire, la porte d'entrée de la sacristie.
A droite dans un porche, l'autel de la Vierge Marie.

Chapelle Visitation
lors des travaux en avril 1955.
Nef, chœur, maître-autel en bois peint en blanc et gradins en marbre et tabernacle et
un remarquable mur d'abside
comportant 6
pilastres cannelés en marbre avec piédestaux et chapiteaux corinthiens historiés,
accouplés pour supporter un couronnement ornemental de frise évasée monumentale en pierre et
en bois à moulures, le tout surmonté d'une grande croix en bois avec le Christ.
Tableaux, chandeliers, statues et feuillage métallique de hêtre, etc ...

In-situ les investigations réalisées en 2025 par les bénévoles à la chapelle de Saint-Roch en Suisse
n'ont pas permis à ce jour de retouver l'autel d'origine de la chapelle de la Visitation de Crest
Chapelle St Roch de Châtel
photo Charly Cottet
20 08 2025
Abbé Bernand S.
Mulibach
CH 1797 Munchenwiler
Le 2 août 1654, le Conseil Communal de Châtel fit l'acquisition de la parcelle de terrain au lieu dit " Sur l'Etang ", en vue de la construction d'une chapelle dédiée à saint Roch et à saint Grat.
C'est à la suite de la peste, qui avait ravagé l'Europe et semé le deuil dans de très nombreuses familles de chez nous, que la décision de l'érection de ce sanctuaire fut prise.
On annexa à la chapelle un cimetière de 21 ½ toises ( 64,5 m2 ) pour y ensevelir les pestiférés. La bénédiction du sanctuaire et du cimetière par dom Jean Chaufflon,
prieur de Semsales, eut lieu le 7 septembre 1655, en présence de dom Pierre Blanc, curé de Châtel, du bailli François Nicolas von der Weid, ainsi que des justiciers et paysans châtelois.
La cloche fut acquise à Thonon, en 1660, par le gouverneur et le curial de Châtel qui mirent cinq jours pour la transporter jusqu'à Châtel où elle arriva le 10 janvier 1661.
Cet édifice du XVIIe siècle est un joyau légué par nos ancêtres.
Il est actuellement classé monument historique.
De nombreux touristes s'arrêtent pour l'admirer et le photographier.
La chapelle est, actuellement, propriété de la Commune de Châtel St Denis. Cette chapelle bénéficie d'une messe durant le mois de mai ...
23 09 2025
Dominique N.
CH 1618 Châtel-St-Denis
Ci-joint les photos de l’autel actuel de la chapelle St-Roch de Châtel-St-Denis. Quelle surprise avec celui de vos archives !
J’ai obtenu certains renseignements de la part de connaissances qui travaillaient autrefois à la commune de Châtel-St-Denis :
la chapelle St-Roch a été entièrement restaurée, extérieurement comme intérieurement, dans les années 1980, sous l’égide du service des biens culturels du canton de Fribourg.
L’autel existe-t-il encore ? A-t-il été transféré quelque part ou simplement démoli ? Mystère.
Je vais aller consulter les archives de notre ville.
Et comme j’ai plusieurs connaissances au service des biens culturels cantonal, je leur enverrai également votre dossier.
24 09 2025
Je voudrais rebondir sur votre mail d’hier.
Je comprends votre inquiétude, mais d’après les renseignements que j’ai déjà pu avoir, l’autel n’a pas laissé de traces.
Et comme je vous l’ai précisé précédemment, la paroisse n’est pas propriétaire de la chapelle St-Roch, mais la commune.
Nous n’en avons donc aucune archive. Je vais voir ce qu’il en est chez eux.
En outre, il n’y a plus d’eucharistie qui y sont célébrées depuis plusieurs années.
Certes, elle a servi de lieu de culte à nos amis protestants qui ont inauguré leur chapelle à la fin du 20e siècle,
mais depuis leur déménagement, elle est fermée à clé par sécurité. Il y a bien de temps en temps quelques cérémonies de prière, mais c’est tout.
C’est pour cela que peu de personnes en connaissent vraiment l’intérieur.
Comme vous l’avez lu sur le site de l’UP, la chapelle St Roch a été bénie en 1655, soit environ 140 ans avant de “recevoir“ l’autel de la Visitation.
De mon côté, je vais tâcher de trouver une photographie de l’intérieur de la chapelle vers 1950-2000.
Je reprends contact dès que possible.

En 2025 ne reste dans le chœur
que le maître-autel en bois dont la peinture blanche a été enlevée.




Symbole Chrétien associant deux lettres grecques : X (chi) et P (rhô).
X est la première lettre du mot Χριστός (Christ).
P est la seconde lettre du mot Χριστός (Christ).


6 colonnes à cannelures avec chapiteaux corinthiens et corniche sur frise
sont présentes accolées sur le mur de l’abside derrière le déambulatoire du chœur


Le Mariage mystique de Sainte Catherine
Cadre de belles dimensions en bois doré style d'époque fin Régence, début Renaissance,
richement orné de décors d’arabesques de feuillages.
Cette huile sur toile certainement du XVIIème siècle, équilibrée et calme de composition,
est la représentation
de la scène traditionnelle de l’épisode de l'union entre sainte Catherine d'Alexandrie de tradition chrétienne
qui reçoit du Christ enfant l'anneau qui le consacre comme sa fiancée en présence de la Vierge Marie.
L'alternance chromatique des vêtements des deux femmes, qui répond à la tradition iconographique du même nombre de sujets,
ne fait que
souligner l'attitude de l'Enfant Jésus avec le regard de sa mère une expression d'approbation satisfaite et reposante sur l’anneau et la paume de Sainte Catherine.
Ce tableau qui semble ne pas avoir de signature apparente est une dérivation de qualité de la composition de la peinture de Le Courrège
conservée
au Musée national de Capodimonte à Naples d'origine Farnèse qui est l'une des compositions les plus réussies du XVIe siècle italien.
Ce tableau demande une restauration profonde en raison de dégradations et un lieu de conservation ayant des paramètres sains.



Le Christ remettant les clés à saint Pierre
Cadre de belles dimensions, identique au précédent, en bois doré style
d'époque
fin Régence, début Renaissance, richement orné de décors d’arabesques de feuillages
Cette remarquable huile sur toile d’un artiste inconnu, est une peinture chrétienne dépouillée qui représente
en plein cadre
Jésus-Christ remettant les clés du Paradis à l'apôtre Pierre, qui est à genoux devant lui.
De plus la présente toile illustre le Christ ayant le bras levé vers les cieux représente
sa promesse faite
à saint Pierre de lui remettre les clefs du royaume céleste, faisant ainsi de lui le chef de l’Église.
Le tableau original de format vertical du Christ remettant les clés à saint Pierre présent au musée du Louvre a été réalisé par
le peintre
italien Guido Reni en 1620-1625, ce qui correspond quelques décennies plus tard à cette déclinaison présente à la chapelle de la Visitation de Crest.




Aucune signature ne semble visible

La croisée de voûtes du chœur



Fresques d'origines mises à jour à la fin du XXème siècle

Autres fresques d'origines mises à jour à la fin du XXème siècle

Inscriptions présentes sur le porche de l'autel de la Vierge Marie.
Plus ?
Merci de votre aide.

Vitrail du XVIIème siècle
du
Sacré-Cœur de Jésus
Le Cœur Sacré de Jésus est un symbole important dans la tradition chrétienne.
Il représente l'amour, la compassion et la miséricorde de Jésus envers l'humanité.
Le Cœur Sacré de Jésus est généralement représenté comme sur le vitrail présent à
la chapelle
de la Visitation par
un cœur enflammé, entouré d'épines et surmonté d'une croix.
Ce vitrail du XVIIème siècle de style roman utilisant l’arc plein cintre est le plus ancien de la ville de Crest.
Des pièces de verre de couleur transparente, translucide ou opaque dont certaines sont bullées
engendrent des jeux de lumière de couleurs, assemblées par des baguettes de plomb.
La composition des pièces de verre bullé de couleurs pastels au bas du vitrail
est d’un harmonie de couleurs chromatiques magnifiques.


Des pièces de verre de couleur transparente, translucide ou opaque dont certaines sont bullées
engendrent des jeux de lumière de couleurs, assemblées par des baguettes de plomb.
La composition des pièces de verre bullé de couleurs pastels au bas du vitrail
est d’une harmonie de couleurs chromatiques magnifiques.

Vue extérieure à partir du cloître
d'une partie du vitrail du Sacré-Cœur de Jésus
du XVIIème siècle de style roman utilisant l’arc plein cintre.

Vue extérieure à partir du cloître
d'une partie du vitrail
du XVIIème siècle de style roman utilisant l’arc plein cintre
du Sacré-Cœur de Jésus;
On distingue parfaitement
l'assemblage
des pièces de verre par des baguettes de plomb

Porche latéral
de l'autel de la Vierge Marie.

Statue d'origine de la Vierge Marie

Autel et gradins d'origine en marbre
de l'autel de la Vierge Marie.

Les oiseaux en apprennent beaucoup à l'homme sur les œuvres de Dieu.
Entre ciel et terre, leur comportement, leur vol, leur nid, leurs petits prennent souvent une valeur symbolique à travers la parabole.
De par leur nature ils représentent une forme de messager divin.

A gauche ce qui pourrait s'apparenter à un tabernacle

Statue de Jeanne d'Arc présente dans le chemin de Croix

Statue de Sainte Jeanne de Chantal présente à gauche de l'entrée
de la deuxième chapelle latérale réservée aux Visitandines

Le chemin de Croix
de la chapelle
de la Visitation Sainte-Marie de Crest.

Les 14 stations du Chemin de Croix
présentes sur les murs latéraux de la nef
de la chapelle de la Visitation Sainte-Marie.







Les sœurs Visitandines avaient un accès direct à la grande sacristie par un couloir
qui communiquait par une porte sécurisée avec un œilleton ou œillet en laiton
vers une zone centrale appelée tambour, un genre de sas de répartition des circulations.
Cette porte située dans le tambour, donnait soit
accès aux couloirs du monastère,
dont celui directement au bureau de la mère supérieure ou soit
au couloir du vestibule qui donnait lui même accès à l'extérieur par une porte de service.

L'œilleton ou œillet en laiton de la porte sécurisée de la zone dite du tambour

Voûtes avec clés présentes dans le grand couloir central d'accès au monastère

Naissance des voûtes sur piliers
avec sommiers et impostes dans le couloir central d'accès du monastère de la Visitation

La double porte d'entrée de service du monastrère de la Visitation avec son judas et son heurtoir.
Cette porte réservée aux "visiteurs" donnait
accès au couloir du vestibule qui donnait
ensuite
lui même accès au tambour et à la porte sécurisée avec son œilleton ou œillet en laiton.

Le judas et le heurtoir (marteau de porte)
de la double porte d'entrée "des visiteurs" du monastrère de la Visitation.

IMA
signifie
« Dieu est avec nous »
MA pour Ave Maria

L'entrée de la chapelle appellé narthex est le lieu qui fait transition entre l'extérieur et l'intérieur,
le profane et le sacré,
c'est un espace intermédiaire avant d'accéder à la nef proprement dite.

Deux bénitiers en pierre taillée se trouvent de part et d'autre du nartex.

Remarquables stalles
sculptées par les artisans au XVIIème siècle
A l'arrière le deuxième bénitier avec un couvercle ce qui est rare.

Le deuxième bénitier posséde un couvercle destiné à protéger l'eau bénite.


La croix présente sur le couvercle du bénitier

Le confessionnal de la chapelle de la visitation
situé dans le narthex.
Ce mobilier liturgique se compose d’une loge centrale, munie d’une porte,
permettant au prêtre d'y accéder, ainsi que de deux compartiments, placés de chaque côté de la loge, pour y accueillir les pénitents,
compartiments qui sont garnis d’un agenouilloir, d’une tablette et généralement fermés par un rideau.

Le religieux et le pénitent sont séparés par une grille en bois permettant ainsi des échanges verbaux
après que le prêtre a ouvert le portillon coulissant positionné derrière cette grille appelée aussi clotûre religieuse.

Le religieux et le pénitent sont séparés par une grille (clotûre religieuse )
permettant ainsi des échanges verbaux après que le prêtre
a ouvert le portillon
positionné derrière la grille.
On notera que le compartiment du pénitent comporte un panneau
sur lequel est présenté le modèle de l'acte de contrition.
L'acte de contrition est une prière catholique exprimant le repentir, la contrition.
Le mot "contrition" vient du latin contere.
C'est la douleur spirituelle du cœur qui déteste ses péchés personnels et les regrette.
La sacristie de la chapelle
de la Visitation Sainte-Marie.

Un petit bénitier mural en pierre taillée avec moulures
est placé sur la mur à gauche dans l'entrée de la sacristie.

Aujourd'hui la sacristie de la la chapelle de la Visitation Sainte-Marie
ressemble à un capharnaüm où sont entreposés en vrac moult objets religieux.


Mme Royannais
gravure sur laque de laiton fixée sur un prie-Dieu.

Croix pattée
dessus de porte de placard de la
sacristie de la chapelle
de la Visitation Sainte-Marie.
Façade de la chapelle de
la Visitation Sainte-Marie

La façade restaurée de la chapelle de la Visitation Sainte-Marie.

Comparatifs avant et après restauration
Construite entièrement en pierre de taille jaune clair,
la chapelle possède une façade sculptée hors du commun.
Cette remarquable façade,
inscrite à l'inventaire des Monuments Historiques depuis 1981,
est ornée de pilastres cannelés reposant sur piédestaux surmontés
de chapiteaux à gouttes, triglyphes et oves soutenant un fronton tronqué
ayant en son centre une alvéole abritant une statue de la Vierge à l'enfant Jésus
qui est encadrée de festons surmontée d'un petit fronton triangulaire reposant
sur des feuilles d'acanthe et des denticules.
Plus haut encore était sculpté, visible jusque
dans les années 1950/1960, disparu depuis, un cartouche
orné de trois rangs de festons avec une représentation du
cœur de Jésus portant une petite croix en creux.
La façade se termine par un larmier en bois avec deux fenêtres rondes et enfin plus haut deux œils de bœuf.


Comparatif avant et après restauration
Pilastres cannelés reposant sur piédestaux
surmontés
de chapiteaux
à gouttes, triglyphes et oves soutenant un fronton tronqué.



Blason de l'Ordre de la Visitation Sainte-Marie
C'est Saint François de Salle qui a créé l'emblème de l'ordre :
Un unique cœur percé de deux flèches,
surmonté d’une croix, entouré d’une couronne d’épines.
Nota :
la croix dont il reste encore des traces
a été enlevée
au ciseau à bois sur le blason de la porte de la chapelle
et les initiale IHS qui étaient présentes
sur le cœur ont aussi été enlevées par polissage.


Comparatif avant et après restauration






Vues aériennes

Vue aérienne
de la chapelle de la Visitation Sainte-Marie de Crest

Vue de l'assise reconstruite à l'identique en ciment décoré
de la flèche en bois du clocher de la chapelle de la Visitation Sainte-Marie.
Avec, préservée avec ferveur par les résidents de l'hospice et la population
la croix métallique qui certes représente la crucifixion de Jésus-Christ
mais
avec aux extrémités une fleur de lys symbole de la pureté,
qui est aussi le symbole associé à la royauté !
Dossier thématique
Clocher de la chapelle du monastère de la Visitation

Vue des 3 arcs-boutants présents sur la façade nord-est de la chapelle de la Visitation Sainte-Marie de Crest
ils
servent à contrebalancer le poids que les voûtes de la chapelle exercent sur les murs en les neutralisant par leurs propres poussées.

Arc-boutant présent dans le cloître
de la chapelle de la Visitation Sainte-Marie.

Une des terrasses de l'ancien parc ou chemin de croix du monastère de l'Ordre de la Visitation Sainte-Marie de Crest
devenue ensuite un parc aménagé pour l'hôpital-hospice, qui était appelé les Sapinettes juqu'aux années 1955
depuis
il a été totalement réamnénagé dont une partie en parking
pour l'EHPAD Sainte-Marie du Centre Hospitalier de Crest.

Musée de Crest
clochette fleurs de lys
d'office divin liturgique ou
clochette de liturgie des heures
des Visitandines de la
chapelle
de
la Visitation Sainte-Marie de Crest




Dossier thématique
chapelle de la Visitation de Crest
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