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Inventaire
Conservatoire
du Patrimoine Historique Crestois

Orgues église
Saint-Sauveur

Les grands tuyaux des orgues du
Basson de 16' (pieds) commandés par le pédalier
présents
devant le vitrail au-dessus de la grande tribune
dans la partie haute du narthex de l’Église Saint-Sauveur de Crest.
Avant-propos

Organiste Christopher Hainsworth
Trompettistes Nicolas Planchon & Dominique Bougard

Trio
"Les souffles d'Or"
- Etraits concert -
Bach, Verdi, Offenbach, Haendel ...





Inventaire
Conservatoire
du Patrimoine Historique Crestois

Un des décors du buffet des orgues de l'église Saint-Sauveur

Vitrail dans l'espace couvert présent sur le porche de
l'église Saint-Sauveur de Crest

On accède aux orgues de Saint-Sauveur
par une porte située sur la partie droite collatérale du narthex

Cette porte s'ouvre sur un magnifique escalier en colimaçon en pierres taillées de 52 marches,
non accessible au public.

La porte d'accès à l'escalier en colimaçon est surmontée
d'une plaque en pierre gravée en date de 1601 avec comme inscription en latin
DEO·OPT·
MAX·
QVAS·FERA·BARBARIES·FERRO·DELEVIT·ET·IGNE·
CRISTA SVIS·SACRAS·SIDI·SVMPTIBVS·EXTRVIT·ÆDES·
SIC·TEMPLO·QVOS·LONGA·DIES·HOSTIS·HONORES
ABSTVLIT·HOS·FIDEI·REDDIT·MODO·CVLTOR·AVITÆ
1601
Au Dieu très bon et très grand.
Crest a relevé à ses frais pour son usage les édifices sacrés
qu’une sauvage barbarie avait détruits par le fer et le feu.
Ainsi l’amour pour la foi des ancêtres a rendu naguère à l’église
le culte et les solennités dont l’ennemi l’avait privés pendant de longs jours.
1601
Cette plaque gravée était à l'origine présente sur le frontispice de l'église Saint-Sauveur
avant sa destruction par les huguenots pendant les guerres de religion au XVIème siècle
La voûte centrale de l’église Saint-Sauveur fut abattue en 1597 pendant les guerres de religion au XVIème siècle
puis reconstruite aux frais des habitants des deux confessions.

Crest avant la révolution, dessin d'Olivier le May 1734-1797 et gravure de Niquet Claude (1770-1831) extrait original :
Le clocher, la chapelle des Cordeliers avec en dessus les cellules,
le clocher et l'abside ou le porche en plan arrondi de l'église Saint-Sauveur
En bas à gauche, la porte Aiguière et la tour de l'Asile Fesquet à l'extrémité du rempart du midi et à droite la première arche du pont de Crest.
La reconstruction de l'église Saint-Sauveur étant terminée en 1601 avec la pose sur son frontispice de la plaque en pierre gravée.
En 1821, le célèbre architecte Ange Madona, italien fixé à Valence,
avait moyennant environ 30 000 francs, remplacé le plafond en mauvais état par une voûte coupole
comme celle en trompe l’œil du théâtre à l’italienne de 1837 de l’ancien site du couvent Sainte-Marie-de-la-Visitation
qui reste un des joyaux de l’architecture du XIX siècle de Valence.
Mais par rapport au mauvais équilibre de celle-ci et
surtout la surcharge directe engendrée sur l’extrados et sur les poutres de la toiture,
cela a provoqué un décintrage et de nombreux désordres sont rapidement apparus.
Malheureusement ce qui devait arriver arriva, cette nouvelle voûte s’écroula en 1836.

Elle fut reconstruite à partir de 1840 sur un emplacement contigu à celui de l’ancienne,
mais avec une orientation différente du nord au midi.
A cette date Régis Genthon ancien vicaire, revenu en 1833 était le curé de Crest.
En 1839 il travaille au projet de la reconstruction avec la municipalité
dont le maire Frédéric Bovet est issu d'une longue dynastie notariale catholique.
Néanmoins l'homme d'action de cette reconstruction sera le 1er adjoint, l'avocat François Moutier
qui sera maire à son tour de 1846 à 1852.
Église de style néo-classique du XIXe,
elle a été conçue après 3 appels d'offres par l'architecte diocésain du séminaire et de l'évêché de Valence,
Président de la Société des Architectes et membre du Conseil des bâtiments civils du département de la Drôme
Hippolyte Épailly
(1811 - 1889)
qui souhaitait évoquer la basilique Saint-Pierre de Rome
et a opté pour quatre colonnes ioniques et une coupole.
L'édifice reconstruit à partir de 1840 fut achevé en 1847.
L'église a été bénie le 6 décembre 1846 à 5 heures du matin
par le curé Régis Genthon.
L'église est classée aux Monuments Historiques depuis 1983.
1934
les orgues
de l'église Saint-Sauveur

Les orgues
sont situés dans le narthex de l'église en surplomb de la nef
au-dessus de la grande tribune construite en 1860.

Le buffet sculpté des "grandes" orgues de l'église Saint-Sauveur fabriqué sur mesures
est une œuvre d'ébénisterie très travaillé témoignant du style de son époque.
Très élancé et symétrique, il se compose de quatre tourelles.
Les deux tourelles, le plus grandes au centre encadrent deux plates-faces harmonieuses et
deux tourelles latérales plus petites sont surmontées chacune d'une lyre sculptée sur leurs pinacles.
Les quatre tourelles ont des couronnements d'ébénisterie avec arc-boutants géométriques.
A ce jour nous ne savons pas qui est l'auteur "ardéchois" du buffet sculpté.
A l'église Saint-Sauveur force est de constater que le buffet a aussi un rôle décoratif majestueux.
Les orgues de l’Église Saint-Sauveur de Crest
ont été fabriqués, réceptionnés et installés en 1934
par le grand facteur Anasthase Dunand de Villeurbanne.
Leur inauguration a eu lieu
le 6 octobre 1934
par le célèbre et premier organiste national
maître Édouard Commette
(1883-1967)
de l’Académie de Lyon,
titulaire de la charge des orgues de la cathédrale Saint-Jean de Lyon
pendant plus de 50 ans.

Les orgues sont des instruments à vent multiformes dont les caractéristiques
sont de produire les sons à l’aide d’ensembles de tuyaux sonores accordés
suivant une gamme définie et alimentés par une soufflerie,
chaque tuyau émettant un son de hauteur et de timbre unique.
Les orgues de Saint-Sauveur qui sont adaptés à l'édifice qui les abrite
comprennent dix jeux, deux claviers et un pédalier,
une boîte expressive et une double registration.
Les tuyaux sont en bois et métal, le buffet en chêne.
La console des claviers, le pédalier et le banc sont en chêne massif, le sommier en bois de 1er choix.
La transmission était pneumatique à l’origine.
Suite à de premiers travaux de réfection,
le système de transmission est devenu électrique, puis numérique.
Le miroir situé face à l'organiste lui permet de suivre le déroulement de l'office.
L’œuvre du temps, aidé par l’humidité et la poussière a nécessité en 2007 de gros travaux.
Une révision complète de la console, avec remplacements des contacts par des capteurs
électroniques, suivi d’un accord général.
Dans le cadre de l’embellissement de l’orgue, d’autres restaurations et adjonctions ont été effectuées,
notamment l’adjonction de 4 jeux,
un basson de 16', un plein jeu 4 rangs, une doublette de deux pieds et un hautbois de 8'.


Les orgues comportent une console avec deux claviers
L’organiste crestois en titre depuis plus de 40 ans est
Jean-Marc Gorce
qui fut aussi à l’origine en 1989 de
l'Association APOSS
acronyme d’Association Paroissiale des Orgues de Saint-Sauveur
qui s’est donnée pour mission de maintenir en bon état les orgues construites en 1934
par des travaux de restaurations réguliers.

Les deux claviers des orgues de l'église Saint-Sauveur.
Chaque clavier commande un plan sonore et les principaux portent un nom spécifique.
Un plan sonore est composé d'un ou plusieurs jeux activés individuellement par les tirants.
Les claviers peuvent ainsi faire dialoguer plusieurs plans sonores ou les faire jouer ensemble pour plus de puissance.

Chaque clavier comprend 58 touches en ivoire.

Console avec 2 claviers,
celui du haut commande les jeux du récit et fait chanter les tuyaux des jeux du buffet de gauche et
celui du bas le grand orgue de droite

Le pédalier des orgues de l'église Saint-Sauveur
avec ses marches courtes disposées parallèlement aux marches longues
qui commandent les tuyaux les plus graves de l'instrument
montre 16', soubasse 16', bourdon de 8' , flûte de 4', basson de 16'.

Le buffet qui cache les mécanismes de transmission et de distribution du vent
tend à mettre en valeur les tuyaux de montre en les laissant apparents
(la montre étant l'ensemble des tuyaux que l'on voit)

Partie gauche du buffet avec ses ornements

Buffet droit du clavier
Buffet dit du récit expressif par lames pivotantes fermant ou ouvrant la boîte expressive.
La boite expressive est le meuble dans lequel on enferme un corps d'orgue
que ce soit le récit, le positif ou un seul jeu ceci afin d'en faire varier la dynamique.
Une commande à la console permet à l'organiste de faire pivoter des jalousies
qui ouvrent et ferment les faces de la boîte.
Les façades sont des tuyaux du jeu de montre de 8'

L'organiste en titre Jean-Marc Gorce
devant le buffet gauche du clavier



Vue arrière du buffet
avec vue sur le de jeux de trompettes qui se trouvent dans le buffet du grand orgue
les portes ont été enlevées pour la prise de vue

Vue des jeux de trompettes qui se trouvent dans le buffet du grand orgue




Bourdons de 8' bouchés situés à l'intérieur du grand orgue

Gros plan sur les bourdons de 8' bouchés situés à l'intérieur du grand orgue

les jeux d'anche sont des languettes métalliques vibrantes
servant à accorder les jeux de trompettes qui sont les jeux les plus éclatants de l'orgue

Jeu de basson les grandes orgues
de l'église Saint-Sauveur de Crest



L'organiste Jean-Marc Gorce
accorde le jeux de basson qui se trouve derrière les orgues

La rasette est une tige métallique, généralement en fer ou en bronze,
qui traverse le noyau en passant par un trou ajusté pour ne pas laisser passer l'air.
Courbée à une extrémité en prenant la forme d'une sorte de petite raclette qui appuie fortement sur l'anche,
l'autre extrémité à l'extérieur est courbée ou encochée pour être manipulée au moyen d'un accordoir spécifique.

La rasette est indispensable pour accorder le tuyau.
C'est elle qui permet d'ajuster avec une très grande précision la longueur de la partie battante de l'anche.
Lorsqu'on abaisse la rasette, on raccourcit cette partie et le son est plus aigu.
Inversement lorsqu'on remonte la rasette, on allonge la partie battante et le son est plus grave.

La soufflerie, regroupant réservoirs et production de vent,
ici un des deux grands soufflets est en charge

L'un des deux grands soufflets est en vide
sous la pression
d'un contre-poids de plus d'une centaine de kilogrammes de pièces métalliques diverses.

Commandes de contact des jeux.
En 1934,
à l'origine la transmission des commandes était manuelle pneumatique.
sous le sacerdoce du chanoine
Louis Eynard
(1887-1974)
aumônier diocésain nommé curé-archiprêtre de Crest en 1935.
Chevalier de la Légion d'Honneur (1919)

Le 16 juin 1964
au Clos Soubeyran cérémonie
de remise de
la Croix de Chevalier de la Légion d'Honneur au
chanoine Louis Eynard
En 1977
la transmission des commandes des orgues de l'église Saint-Sauveur était toujour pneumatique
sous le sacerdose du père
Jean Lambertin
(19xx-2003)

Le père Jean Lambertin
célébrant un mariage dans la chapelle de
la Congrégation de la Nativité de Notre Seigneur
située dans le vieux Crest.
1977
orgues de l’Église Saint-Sauveur de Crest
facture du manufacturier d'orgues
Jean Dunand

En 1977 la transmission des commandes est devenue électrique par relais électromagnétiques.
Les orgues ayant été totalement démontées suite aux travaux de rénovation de la tribune qui était délabrée.

Flyer Poster à télécharger pour affichage.
Ce flyer peut être fourni gratuitement en UHD
sur simple demande à
infos@museedecrest.org
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