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Nous avons un devoir de mémoire

1794
le Martyre
des Sœurs à Orange
Les trente-deux bienheureuses martyres d'Orange
sont des religieuses guillotinées en juillet 1794 à Orange.
Elles ont été béatifiées le 10 mai 1925 par le Pape Pie XI.
Six étaient nées sur le territoire actuel du diocèse de Valence :
deux à Bouvante, les autres à Pierrelatte, Baume-de-Transit, Tulette et Livron.
Toutes firent avec la plus grande joie le sacrifice de leur vie pour rester fidèles aux engagements de leur profession religieuse.

Oratoire de la Chapelle du Grand Séminaire de Valence.
Rosace de 17 vitraux iconographiques du XXème
siècle
du maître verrier-peintre Georges Thomas
retraçant le Martyre des Sœurs à Orange
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Les six Sœurs Martyres originaires de la Drôme
Marie-Anne Lambert (Sœur Sainte Françoise), Anne Cartier (Sœur Saint Basile), Marie-Anne Lambert (Sœur Saint François)
Les trois sacramentines reconnaissables au petit calice et à l'hostie qu'elles portent sur leurs habits
Marie Cluze (Sœur Marthe du Bon Ange) , Marie-Anne Beguin (Sœur Saint Joachim), Rosalie Bes (Sœur Pélagique de Saint Jean-Baptiste)

Blason pontifical porche de l'entrée principale du Grand Séminaire de Valence construit de 1932 à 1935.
Les bâtiments restent classiques tout en empruntant quelques biais typiquement Art Déco
Le Grand Séminaire est devenu l'Institution Notre-Dame rue Montplaisir à Valence

Le clocher du XXème siècle rénové en 2017 aux couleurs éclatantes
qui
surplombe les cloîtres du Grand Séminaire
de la chapelle Montplaisir à Valence

L'oratoire de la Chapelle Montplaisir de Valence
où se trouvent les 17 vitraux iconographiques
du maître verrier-peintre Georges Thomas
retraçant le Martyre des Sœurs à Orange
Chronologie iconographique de 17 vitraux
retraçant le Martyre des Sœurs à Orange en 1794
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Sœur Marthe du Bon Ange fait profession le 4 novembre 1783
devant l'evêque de Saint Paul Trois Châteaux
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L'idéologie du moment veut rationnaliser la religion en la privant d'un de ses signes les plus parlant la consécration religieuse.
Les vœux de religion sont abolis, en août 1792 en plus du serment de Liberté-Egalité que tout citoyen doit ptêter pour se monter bon citoyen.
Les congrégations religieuses sont supprimées, les couvents fermés et dès le 18 août 1792 tout costume religieux est interdit.
De nombreux prêtres, religieues et une multitude de fidèles n'entrent pas
dans cette vision qui sépare la foi de la raison, se replient dans la discrétion.
Mais les révolutionnaires pressent les religieuses de prêter le serment dit de Liberté-Egalité,
et bientôt en 1794 elles sont dénoncées, arrêtées et regroupées, celle de la région dans la prison de la cure non loin de la cathédrale d'Orange.
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Le 1er mai 1794 à 6h du matin cinq charrettes conduisent 29 Religieuses Sacramentaines et Ursulines
de Bollène à Orange où elle arrivent à midi à l'Arc de Triomphe.
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Les Sœurs sont conduites à la prison de la cure, fouillées, moquées et dépouillées de tout sauf peut-être certains objets de dévotion
ou nécessaires à la vie quotidienne et
surtout de leurs croix.
Le vitrail les représente avec leurs habits religieux, mais en réalité elles portaient des habits civils.
Du 6 mai au 19 juin 1794, 800 personnes furent arrêtées et incarcérées dans 6 édifices orangeois transformés en prison.
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C'est le matin vers 9h que l'accusateur public Léonard Viot, dit "le pourvoyeur de la guillotine",
sabre à la main venait
chercher
les personnes pour comparaitre immédiatement par devant le tribunal.
Ensuite il mène les condamnés du Tribunal à la prison du Cirque, antichambre de la guillotine
et les dépouille de leurs derniers biens.
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Le tribunal fut crée à partir du 19 juin 1794.
Après de longues semaines les Sœurs furent appelées
par devant le tribunal à partir du 6, jusqu'au 26 juillet 1794.
Le tribunal siegeait dans la chapelle Saint-Louis
avec un procès à charge, les accusés n'avaient pas d'avocat.
Le 6 juillet la première Sœur fut appelée
il s'agit de la bienheureuse Marie-Rose Bénédictine de Caderousse
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Sœur Sainte Françoise (Marie-Anne Depeyre) avant d'être fouillée et guillotinée le 13 juillet 1794 réussit à remettre
à la fidèle Marie-Anne Boudon son silice et sa disciple, encore conservés dans l'église de Tulette.
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Les Sœurs en attente de leur exécution.
" Si je crains pour ma faiblesse, en Dieu, je mets mon espoir "
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Sœur Rosalie Bes dans ses derniers instants,
avant d'être guillotinée le 11 juillet 1794
partage avec ses Sœurs les dragées qu'elle avait cachées,
les dragées de sa noce en qualité d'épouse du Christ et elle montre l'anneau
de sa profession
comme gage de promesse qui lui avait été faite par Dieu, en qualité d'épouse du Christ.
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Alors qu'elles étaient conduites au lieu du supplice comme nous le voyons en haut du vitrail caché dans une maison
les Sœurs étaient soutenues par un des deux Prêtres qui leur donnaient l'absolution ce dont elles avaient été prévenues discrétement.
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Chaque soir vers 18h avaient lieu les exécutions
sur l'espanade de Tour qui est l'emplacement actuel du théatre municipal.
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Marie Cluze Sœur Marthe du Bon Ange.
Epris de sa beauté, le bourreau lui proposa de l'épouser en lui promettant une vie sauve.
Elle lui répondit :
" Bourreau, fais ton devoir parce que je veux aller souper avec les anges. "
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Les Sœurs ont donné leurs vies en restant libres
et consacrées à Jésus-Christ
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Une fois décapités les corps étaient mis dans un chariot
puis portés loin de la ville à 5 kilomètres au lieu dit La Plane.
Les corps étaient inhumés dans des fosses communes et recouverts de chaux vive.
Le tribunal fera comparaître 595 personnes dont 332 seront condamnées à mort,
116 condamnées à rester en prison et 147 seulement seront acquitées.
Ce lieu de sépultures fut rapidement un lieu de pières et de mémoire.
Dès 1799 le terrain fut acheté par un paysan afin qu'il ne soit plus cultivé.
En 1832 y fut construite la chapelle de Gabet qui est entretenue par
l'association les Amis de la chapelle de Gabet.
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La terreur avait montré une telle injustice qu'elle arriva à son terme.
Robespierre qui avait lui-même allumé et activé le feu de cette terreur fut lui même exécuté le 28 juillet 1794.
Le 31 juillet les commissions populaires de Nimes et d'Orange furent suspendues par décrêt, mais l'ordre n'arriva offiellement à Orange que le 5 août.
Néanmoins la veille soit le 4 août 1794,
4 personnes furent encore guillotinées.
Ce vitrail représente représente
la guillotine qui vacille et qui tombe
et on lui met symboliquement le feu.
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C'est le 10 mai 1925 que les 32 Religieues Martyres ont été béatifiées par le pape Pie XI.
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MIRABILI CORDIS LAETITIA
" Avec une admirable allégresse de cœur "
MORTIS SENTENTIAM EXCEPERUNT
"Elles reçurent la sentence de mort "
Mémorial de la terreur

Le Mardi 9 juillet 2019 a été dévoilé à Orange le Mémorial de la terreur,
monument érigé en hommage
aux 332 guillotinés d’Orange, dont 32 religieuses martyres.
Une œuvre du sculpteur franco-russe Boris Lejeune.
Cet événement marque le 225ème anniversaire de ces crimes liberticides.
La cérémonie était placée sous la présidence de Monsieur le Maire d’Orange Jacques Bompard,
en présence
de l’Archevêque d’Avignon Monseigneur Jean-Pierre Cattenoz, et des familles descendantes des victimes.


La marche au supplice des trente-deux religieuses martyrisées à Orange en 1794
Marius Barthalot
1861-1955
Cathédrale Notre-Dame-de-Nazareth d’Orange
Tableau huile sur toile peint en 1925
pour
la béatification le 10 mai 1925
par le Pape Pie XI
des 32 religieuses guillotinées à Orange en 1794


Extrait copie de l'original de Marius Barthalot
Grande toile présente dans la Collégiale Saint-Martin de Bollène

Le tableau de la béatification exposé à Saint-Pierre de Rome le 10 mai 1925


Église du XXème siècle du Sacré-Cœur de Livron
Les Martyres d'Orange
Tableau de 1929 du peintre
Andrâe Jules Amouroux
1900 - 1983


Le visage et le regard des personnes présentes sur le macro-zoom de cet extrait du tableau est très parlant ...
Remarquez aussi que les Sœurs qui cheminent vers la guillotine ont les mains entravées dans le dos par des cordes.


Andrâe Jules Amouroux
1900 - 1983

Bannière présente sur la mur de l'abside du cœur
de l'église du Sacré-Cœur de Livron


Bannière présente sur la sacristie
de l'église du Sacré-Cœur de Livron






La chapelle de Gabet
lieu de sépulture des 332 Martyres d'Orange de 1794

Chapelle de Gabet
Façade et porte d'entrée

1824
Cloche de la chapelle de Gabet
de Jean-Claude Burdin II Fils Aîné fondeur à Lyon


Biographie :
La maison Burdin est spécialisée dans la fonderie des cloches.
L'activité de Jean-Claude I est attestée à Lyon de 1802 à 1825, date de son décès.
Jean-Claude II (1794-1865) et III (1823-1889) lui succèdent au cours du XIXe siècle.

Plaque présente sur le mur extérieur de la nef de la chapelle de Gabet
lieu de sépulture des 332 Martyres d'Orange de 1794

La petite chapelle de Gabet au champ de Laplane
où reposent les 332 victimes de la Révolution dont les 32 religieuses béatifiées.
En 1799 Pierre Millet acquiet le terrain du cimetière des Martyres d'Orange et
construit en 1831 une chapelle sur l'emplacement des quatre fosses utilisées.
Une calvaire marque l'emplacement de la quatrième fosse où
reposent une trentaine de suppliciés dont les dernières religieuses exécutées.

Fronton façade entrée Chapelle de Gabet

La nef et le nartex de la chapelle de Gabet

Cœur de la chapelle de Gabet des Martyres d'Orange
Maître-autel et tabernacle


Le tabernacle de la chapelle de Gabet des Martyres d'Orange

Le Livre aux Sept Sceaux, ou Livre des Sept Sceaux, est un thème majeur du livre de l'Apocalypse, qui conclut les livres de la Bible.


Plaque marbre chapelle de Gabet

Le 10 mai 1925 au cours de l'année sainte le Pape Pie XI
a reconnu aux vierges martyres appartenant aux quatre ordres l'honneur des autels.
Leurs béatifications est le seau que l'église appose à leur sainte vie, la reconnaissance publique de leurs vertus et la consécration de leur sacrifice.



Chapelle du Saint- Sacrement
Monastère du Saint-Sacrement
Communauté de l'Evangile de la Vie à Bollène

Une calvaire marque l'emplacement de la quatrième fosse où
reposent une trentaine de suppliciés dont les dernières religieuses exécutées.


Projet du monument expiatoire de 1825 à la mémoire des 332 victimes du tribunal révolutionaire.
Dessin lithographique d'après les plans d'Auguste Caristie du XIXème siècle.
Après cette première tentative d'un monument expiatoire la ville d'Orange
inaugurera en 2019
un monument essentiel
au devoir de mémoire de nos 332 vistimes de la terreur.


Chapelle dédiée aux Religieuses de Bollène
Eglise Saint-Martin de Bollène
(travaux en cours)




Nartex église Saint-Martin de Bollène





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et contemporains