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Nous avons un devoir de mémoire
Sauvegarde
Conservatoire du Patrimoine Historique

La Mission du Diois
Notre Dame de l’Assomption
Église désacralisée de Barnave
du R.P. Jacques Eymar LaFrance

Actions en cours de sauvegardes conservatoires et
nouvelle
vie religieuse du patrimoine historique sacré.
Autel Sainte Marie à gradins et tabernacle
en marbre de
l'église Église désacralisée Notre Dame de L'Assomption de
La Mission du Diois
du R.P. Jacques Eymar LaFrance à Barnave.
L'autel Sainte Marie Notre Dame de L'Assomption de
La Mission du Diois
du R.P. Jacques Eymar va être sacralisé par les
les
moines du sanctuaire refuge de Notre-Dame de Compassion en cours
de création
dans le massif du Mézenc en haute Ardèche pour y célébrer la messe.

Croisée du transept droit
Autel de la Vierge Marie à gradins en marbre
avec tabernacle
Médaillon circulaire bords soulignés de dorures avec
monogramme
de la Vierge AM
[AVE MARIA]

Le Sacré Cœur de Marie
gravé dans le marbre de la porte
du tabernacle de son autel à gradins

Église désacralisée Notre Dame de L'Assomption de La Mission du Diois
du R.P. Jacques Eymar
Vue d'ensemble du cœur, de l'abside avec maître-autel en marbre en cours de transfert avec son estrade et
du transept de la nef avec son autel de la Sainte Vierge à gradins et tabernacle en marbre avec gravures et clôture



Sauvegarde conservatoire et nouvelle
vie religieuse du patrimoine historique sacré.

Croisée du transept gauche
Autel Sainte Joseph à gradins en marbre
avec tabernacle
Médaillon circulaire bords soulignés de dorures avec
monogramme
(non identifié, "serpent à deux têtes ?")
Merci de votre aide pour cette identification
infos@museedecrest.org
L'autel Sainte Joseph à gradins
avec tabernacle
est en cours de transfert à la chapelle de Salières en
cours de
restauration à Molières-Glandaz (près de Die)
Sauvegarde conservatoire
du patrimoine historique sacré.


Estrade sacrée du XIXème siècle, maître-autel
cœur église Notre-Dame de l'Assomption de Barnave
du R.P. Jacques Eymar de la Mission du Diois.
Marqueterie avec grammaire décorative centrée sur
le christogramme AV (Ave Maria) et croix à 4 branches.
Estrade restaurée en deux niveaux de diverses essences
avec ornementation moulures des entourages en noyer.
Le nom du maître-marqueteur est inconnu.

Sauvegarde
Conservatoire du Patrimoine Historique
La Mission du Diois
Église désacralisée Notre Dame de L'Assomption du R.P. Jacques Eymar à Barnave.
Partie du maître-autel en cours de transfert pour une seconde vie
à l'arrière, face au mur de l'abside, l'estrade monumentale sacrée
en état de délabrement,
la marqueterie qui n'apparait presque plus est très dégradée.

La marqueterie AM et décorative
et l'estrade monumentale sacrée
totalement restaurées avant vernissage satiné

AM
Ave Maria
"Je vous salue Marie"
est une prière qui remonte au XIIIe siècle,
lorsque plusieurs conciles la proposèrent aux chrétiens.

Détail de l’ornementation du maître-marqueteur
sa technique consiste à réaliser manuellement des motifs décoratifs par défonçages très précis dans des pièces de divers bois,
puis découper ces motifs dans des fines lamelles de bois de diverses essences et teintes,
dans le cas présent de cette estrade sacrée, d’une épaisseur de 3 à 4mm,
afin de les coller pour réaliser son motif décoratif.

L'étoile à quatre branches évoque la croix,
qu'elle soit latine, grecque ou de Saint-André.
La croix réunit horizontalité et verticalité,
immanence et transcendance, matière et Esprit, dualité et unité.

Détail de l’ornementation
avec gravure d'une grande finesse
du maître-marqueteur
Clocher de Barnave
Église désacralisée
Notre Dame de l’Assomption

Cloche MDCCCLXV (1865)
MARIE JOSEPHINE SUZANNE MARGUERITE

Cloche, battant, noyau, anses, joug (mouton), tirants, masse d'équilibrage et roue de volée en bois

EGO VOX CLAMANTIS IN DESERTO PARATE VIAM DOMINI
MARIE JOSEPHINE SUZANNE MARGUERITE
PARRAIN JOSEPH BENOIT MISSIONNAIRE A Ste CROIX MARRAINE Melle SUZANNE EYMARD
MDCCCLXV (1865) CURE AUGUSTE SIBEUX

EGO VOX CLAMANTIS IN DESERTO
signifiant littéralement "Moi, je suis la voix de celui qui crie dans le désert"
et, au sens figuré, "La personne dont les conseils restent ignorés"
L'expression est connue dans les évangiles comme une référence à Saint Jean le Baptiste,
qui fut le précurseur de Jésus-Christ et qui prêcha dans le désert,
sur les rives du Jourdain, le baptême des hommes pour laver leurs péchés.
PARATE VIAM DOMINI
" Préparez le chemin du Seigneur "
"rendez droit ses sentiers"
PARRAIN JOSEPH BENOIT MISSIONNAIRE A Ste CROIX
Période 1864-1865
MARRAINE Melle SUZANNE EYMARD
Eymar avec un d, une erreur du fondeur.
Sœur du R.P. Jacques Eymar
MDCCCLXV (1865) CURE AUGUSTE SIBEUX
Curé de Barnave du 30 novembre 1864 au 28 juin 1868

GULLIET FONDEUR A LYON

Cerveau et jupe
Bélière, baudrier et battant

BARNAVE
l'Église de la Mission du Diois
Merci à tous les Contributeurs de ce dossier historique
Abbé
Jacques Eymar
LaFrance
fondateur de
La Mission du Diois

Abbé
Jacques Eymar
LaFrance
Photographie albuminée de 1860/1861
Augagneur & Grenier Romans

Acte de décès à Barnave de
l'abbé
Jacques Eymar
LaFrance
le 9 juin 1862 à 01 heure du matin

Pierre tombale et stèle
cimetière de Barnave du
du R.P. Jacques J. Eymar
Curé de Barnave
Fondateur de
La Mission du Diois
1810-1862
Pierre tombale entretenue en permanence depuis toujours par reconnaissance
notamment depuis des décennies par Michel L. de Montlaur-en-Diois
Base de données historiques
-
Partie 1 -
La mission du Diois
1859-1928
Le curé Jacques Eymar
Naissance à Arvieux dans les Hautes-Alpes , le 30 janvier 1810, a commencé son noviciat et prise d’habit à Saint-Just,
le 1er mai 1830 où il commencera ses études en lisant l’écriture sainte dans sa version hébraïque,
Oblation à Marseille le 1er mai 1831 (n°46),
Ordination à Marseille par Mgr Eugène de Mazenod, le 6 avril 1833,
où il a continué l’étude de la théologie au grand séminaire, tout en résidant au Calvaire.
Après un cheminement complexe le curé d’Ars lui conseille d’aller travailler dans le diocèse de Valence qui manque de prêtres en ces mots :
"Je ne crois pas que Dieu vous appelle au loin ; mais si vous avez le courage de vous dévouer, allez demander à l’évêque
de Valence
une petite paroisse de son diocèse, celle où il y aura le plus de bien à faire et le plus de mal à réparer.
Allez, vous succomberez vite à la tâche ; mais ce sera le couronnement d’une œuvre qui fera beaucoup de bien."
Muni de ces paroles comme un passeport divin, Jacques Eymar vint s‘offrir en 1859 à Mgr François Lyonnet, évêque de Valence.
Le prélat l’engagea à se fixer à Barnave comme curé où il y arriva le 16 mai 1859 dans cette petite paroisse qui comptait seulement 10 catholiques.

Gravure de Bélliard d'après le portrait d'Amanda Fougère (1820-1875) de
Jean Pierre François-Marie Lyonnet (1801-1875),
évêque de Saint-Flour (1851-1857), évêque de Valence (1857-1864), archevêque d'Albi (1864-1875).
Phoographie albuminée de Pierre Petit
de Mgr François Marie Lyonnet
évêque de Valence
Le curé Jacques Eymar s’installe à Barnave et au couvent de Recoubeau.
Immédiatement il va travailler en étroite collaboration avec
François-Marie Lyonnet l'évêque de Valence ainsi que
le Conseil Municipal de Recoubeau et de
Barnave.
Mais après neuf mois de réflexions et prières,
le zèle attristé du nouveau curé éclate dans un appel ému,
adressé par la voix des journaux à tous les catholiques de France.
Non content de cet appel, le curé de Barnave s’en allait de ville en ville, l’hiver,
quêtant au milieu des sympathies et aussi des insultes.
Le curé Jacques Eymar
veut
établir des églises,
ouvrir des écoles
notamment avec
les Sœurs la congrégation d'enseignement
des
Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie
du couvent
de Recoubeau dont il est en liens étroits.
Le curé Jacques Eymar
travaille aussi en lien étroits avec
le Conseil Municipal de Recoubeau
notamment pour la rédaction de la délibération de
reconnaissance de la congrégation d'enseignement
des
Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie
du couvent
de Recoubeau qui comportera
jusqu'à 40 Sœurs
dont 30 enseignantes en 1890
réparties dans le communes environnantes et le
couvent
qui aura jusqu'à 112 élèves en 1890.
- Partie 1 -
extrait des registres du Conseil Municipal de Recoubeau du 10 juillet 1859
- Partie 2 -
extrait des registres du Conseil Municipal de Recoubeau du 10 juillet 1859
Quand Le R.P. Jacques Eymar
mourut à 52 ans,
le 9 juin 1862 à 1h du matin dans sa maison de Barnave,
son œuvre, l’œuvre de La Mission du Diois était établie,
de bâtir des églises, d’ouvrir des écoles et de reconquérir
à l’Église catholique les paroisses où domine le protestantisme.
Des prêtres amis et collaborateurs vont continuer son œuvre avec l’argent recueilli de son vivant
avec en premier en restaurant l’église de Beaurières.
Une partie des fonds qui provenaient de ses quêtes seront aussi immédiatement employés par ses successeurs
pour finir la construction en 1864 de son église à Barnave
qui sera bénie la même année par l'évêque de Valence Mgr François-Marie Lyonnet.
En plus lors de sa venue l'évêque de Valence Mgr Lyonnet paya presque en entier, les frais de l’église de Pont-de-Quart.
Une maison fut aménagée à Barnave pour une école de filles et une autre pour servir de presbytère à La Mission du Diois.
Quand le R.P. Eymar mourut, Mgr Lyonnet lui donna pour successeur l’abbé Lamberton.
Celui-ci étant jeune, pieux et ardent : il accepta de continuer la rude besogne commencée par le R.P. Eymar.
Même le dur métier de quêteur ne l’effrayait pas.
Du 3 septembre 1862 au mois d’août 1863, M. Lamberton reçut 7 000 francs et il emprunta à Mlle Eymar
la somme de 1 200 francs car il fallait grossir ce ruisselet et faire honneur à l'homme d’un grand esprit d’entreprise.
En faisant sa tournée pastorale, Mgr Lyonnet rencontra à Lachau, Benoit un prêtre qui venait, au prix de mille difficultés, d’y bâtir une église.
Le prélat vit là une indication providentielle et pressa M. Benoit d’aller à Barnave ce qu’il fit, plein de courage en août 1863 mais sur place,
quelques jours après son arrivée,
son cœur était rempli de pitié et ses yeux de larmes.
Mais le vaillant M. Benoit n’eut guère le temps de travailler à Barnave.
En effet depuis un an déjà, en mai 1862, Mgr Lyonnet avait acheté, à Sainte-Croix, l’ancien prieuré des Antonins.
Après avoir songé, un instant, à le transformer en maison de retraite pour les prêtres âgés et retirés du ministère,
l’évêque abandonna cette idée et décida
d’installer en 1863 à
Sainte-Croix La Mission du Diois.
Le transfert eut lieu en septembre 1864
avec immédiatement la construction à Sainte-Croix
d'une des plus majestueuses et grande église de la région,
ainsi qu’un presbytère et d'une école, avec la même année la construction de celle d'Aucelon
qui furent bénies par l'évêque de Valence Mgr Lyonnet
Au total La Mission du Diois construira ou restaurera trente-neuf églises dans le Diois
dont celle de Saint-Julien en Quint, de Vercheny en 1867, de Gumiane en 1872, d’Ansage à Ombléze en 1875, etc …
A ces constructions se joignirent douze presbytères, quinze écoles
et de quatre couvents (reconnaissances officielles légales ou créations).
Les activités des prêtres de La Mission du Diois débordèrent même du diocèse de Valence,
ils donnèrent leurs conseils et s'occupèrent des démarches pour neuf églises dans le diocèse de Gap
et huit dans celui de Viviers, ainsi que celui du Puy.
Exemple d'action entreprise par
le curé Jacques Eymar
dès son arrivée à Barnave le 16 mai 1859
afin d'obtenir la reconnaissance légale de
la congrégation d'enseignement des Sœurs
des
Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie
du couvent de Recoubeau.
Le curé Jacques Eymar à demandé a
l'évêque de Valence (1857-1864) François-Marie Lyonnet
d'écrire une lettre publique (ouverte) au Préfet de la Drôme

Lettre ouverte au Préfet
de François-Marie Lyonnet évêque de Valence,
en date du 10 septembre 1859
Reconnaissance qui aura lieu le 28 11 1866
- Partie 1 du décret de Napoléon III -
- Partie 2 du décret de Napoléon III -
BARNAVE
Église Notre Dame de l’Assomption
désacralisée en 2025



Clocher et parvis



La nef, la croisée du transept et le cœur
de l'église désacralisée
Notre Dame de l’Assomption de Barnave
L'abside comporte trois vitraux peints

Le maître-autel du cœur de l'église désacralisée
Notre Dame de l’Assomption de Barnave

En médaillon gravé dans le marbre du maître autel
Agneau couché sur le livre aux sept sceaux.
Le livre évoque la Bible, Parole de Dieu.
L’agneau symbolise le Christ, victime innocente sacrifiée pour le salut de l’humanité.
Les sceaux sont des médaillons qui ferment le livre de la Parole.
Par sa mort Jésus en a permis l’ouverture.
Le premier sceau ouvert fait régner la justice divine.
Les suivants libèrent l’homme de la guerre, la pauvreté, la maladie.
Par le 5ème, Les martyrs et les saints sont accueillis au ciel.
Par le 6ème la colère de Dieu réveillera les impies pour leur conversion.
Par le 7ème, tous les hommes seront jugés selon leurs œuvres pour parvenir à la sainteté.

Croisée du transept droit
Autel de la Vierge Marie à gradins en marbre
avec tabernacle
Médaillon circulaire bords soulignés de dorures avec
monogramme
de la Vierge AM
[AVE MARIA]

Croisée du transept gauche
Autel Sainte Joseph à gradins en marbre
avec tabernacle
Médaillon circulaire bords soulignés de dorures avec
monogramme
(non identifié, "serpent à deux têtes ?")
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Le narthex de l'église désacralisée
Notre Dame de l’Assomption de Barnave
avec sa tribune et deux vitraux peints
Saint Pierre & Saint Paul


Saint Pierre
avec un livre et ses deux clefs (d'or et d'argent)
Cet apôtre (nommé Céphas, c'est à dire pierre) est le roc sur lequel est bâtie toute l'Eglise.
Les clés sont le symbole de Saint-Pierre et représentent le pouvoir
que le Christ lui a conféré de 'lier et délier' dans le Royaume des Cieux,
symbolisant le pouvoir délégué à l'Église par Jésus Christ,
elles figurent dans les armoiries du Saint-Siège.
Dit autrement,
dans le christianisme, Saint Pierre détient deux clés,
qui font référence au lien entre le Ciel et la Terre,
ce qu'une clé lie et délie sur Terre,
l 'autre clé le lie et le délie également au Ciel.



Saint Paul
est le principal artisan de la foi chrétienne et des premières communautés de l'Église naissante.
Ses attributs sont une épée évoquant son martyre et un livre contenant ses épîtres.
Néanmois il y a deux raisons pour lesquelles l’apôtre porte une épée,
une raison historique et une raison théologique.
La mort de Paul eut lieu par décapitation.
Voilà pourquoi on le représente avec une épée, l’instrument de son supplice.
Comme il était citoyen romain, il aurait eu droit en effet à un « traitement de faveur »,
la mort par décapitation étant jugée plus digne que d’autres supplices,
la crucifixion par exemple.
Une autre explication s’ajoute à cela.
L’épée est le symbole de la Parole de Dieu, cette Parole qui est acérée comme un glaive.
La Bible cite cette image plusieurs fois.
Saint Paul lui-même dit dans la lettre aux Ephésiens (6,17) :
« Recevez enfin (…) le glaive de l’Esprit, c’est-à-dire la Parole de Dieu. »
Comme un glaive, la Parole de Dieu peut pénétrer très profondément dans le cœur de celui qui est touché par son message.
Paul a parlé de Dieu de manière infatigable, et a converti de nombreux auditeurs.



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- Partie II -
La Mission du Diois

Ferronneries monumentales du XIXème siècle
dites ornées de cathédrale
présentes sur le portail d'entrée de l'église de La Mission du Diois à Sainte-Croix

Démolition de l'église de
La Mission du Diois
à Sainte-Croix
en 1994

La majestueuse église de
La Mission du Diois
à Sainte-Croix

Dossier
La Mission du Diois
en cours d'instruction
avec les
Contributeurs
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