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Nous avons un devoir de mémoire
Sauvegarde
Conservatoire du Patrimoine Historique
Couvent
de la congrégation des Sœurs enseignantes
des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie
de Recoubeau


Médaille découverte à Recoubeau
avers : Sacré Cœur de Jésus
revers : Sacré Cœur de Marie
Fonds Musée du Val de Drôme

Tableaux souvenirs décorés sertis à la main et signés d'un séjour à l'ermitage de la
congrégation
des Sœurs
des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie en 1912
Fonds Musée du Val de Drôme

Grands tableaux des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie
présents dans la chapelle de la congrégation de la Nativité de Notre Seigneur à Crest
Fonds privé Crest Sonia D.

Plaquette fonds privé Dominique W. Recoubeau
L'Abbé Joseph Chabert
1826 -1902
secrétaire de l'archevêché d'Avignon
publie en mai 1899
une notice biographique de 76 pages concernant
l'Abbé Auguste Née
1822 - 1892
présenté comme
Fondateur
de la Communauté de Recoubeau
Cette notice biographique qui est
très romancée est surtout un hommage
à l'Abbé Auguste Née.
Le croisement de ces écrits avec les archives
originales de la congrégation permet néanmoins
d'apporter des complémentarités détaillées
sur la vie de la congrégation des
Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de
Recoubeau sur la période du XIXème siècle
notamment sur l'origine de sa création.
Même si le nom de l'Abbé Auguste Née,
n'apparait pas dans les archives de la congrégation
par contre
sa présence
à Recoubeau est explicitement notée
dans
les pièces
du Dénombrement de la Population
en date de 1851 et 1861.

Dénombrement de la Population de 1851
le nom de l'Abbé Auguste Née est présent.

Dénombrement de la Population de 1861
le nom de l'Abbé Auguste Née est présent.


Dans le Dénombrement de la Population de 1891
dans la rubrique de Récapitulation apparaissent
Communautés Religieuses avec pour
Recoubeau un chiffre de 111 ce qui
signifie une forte activité avec plus
d'un tiers de la population.

Prie-Dieu de Melle de Montrond
des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau
Fonds privé Dominique W.

A gauche tableau nominatif des effectifs du couvent des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau
Fonds privé Dominique W.

Détail tableau des effectifs du couvent des sœurs des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau
![]()
Grand blason présent dans la nef (travée latérale) de la
Cathédrale de Die.
Sacré Coeur transpercé de Marie.
L'épée ou le poignard qui transperce le cœur de Marie dans les représentations symbolise :
- les souffrances et les 7 douleurs qu’elle a vécues et partagées avec son Fils.
- sa participation à la passion de Jésus et son rôle dans le salut.
In-situ à Recoubeau
couvent
de la congrégation des Sœurs enseignantes
des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie

La chapelle avec son clocher, le couvent et ses dépendances
de la congrégation des Sœurs enseignantes
des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie
à Recoubeau sans électricité en 1897

Recoubeau : série de photos argentiques N&B du XXème siècle.
Au premier plan, dépendances, couvent et chapelle avec son clocher
de la congrégation des Sœurs enseignantes
des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie
En fond le château de Recoubeau qui par le mariage de Pauline de Roquebeau avec Paul de Montrond
appartiendra aux Montrond jusqu'à la mort de Melle Amélie de Montrond en 1929
puis fut vendu à la congrégation des Pères du Saint Esprit d'Allex.


A gauche, l'abside et le chevet rayonnant de la chapelle avec la sacristie.
Au centre et à droite, au premier plan, les dépendances, puis le couvent.

Au centre, vue sud-est du couvent et des dépendances
de la congrégation des Sœurs enseignantes
des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie
à Recoubeau vers 1930/1940
En fond le château de Recoubeau
Le couvent
de la congrégation des Sœurs enseignantes
des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie en 2025

Vues est du bâtiment central du couvent en 2025 du parc du couvent

Façade est du couvent en 2025

Encoignure facades sud et Est du couvent

Le campanile et son carillon de 3 cloches de 1895
de l'horloger grenoblois Badier & Paulin.
Les cloches campagnaires servent à rythmer toute la vie
du couvent tels que les offices et les repas.
Les cloches indiquent le temps avec plus de force que n'importe quel cadran solaire,
les soeurs passent leur vie à obéir aux injonctions qu'elles transmettent.
La chapelle de la congrégation
Les Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie

La chapelle et son clocher du couvent de la
congrégation des Sœurs enseignantes
des
Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie
construite en 1895 par
La Mission du Diois



La nef, les deux autels latéraux, le cœur, le maître-autel à gradins, le tabernacle, l'élévation, les vitraux de l'abside,
de la congrégation des Sœurs enseignantes
des
Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau.

Octobre 1879 : avis officiel de Reconnaissance Légale de la Communauté des Sœurs
des
Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau.
Lettre du 24 août 1879 du Sous-Préfet de la Drôme
intervenant suite à la supplique par laquelle les religieuses attachées à l'orphelinat catholique
des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau sollicitent la reconnaissance légale de leur congrégation.



Lettre du 24 mars 1859 de Sœurs du couvent des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau
de demande de reconnaissance légale de leur congrégation
à sa Majesté l'Empereur Napoléon III

Extrait paragraphe important :
" Ce fut le premier juin 1851 que Mme la Baronne de Mont-Rond jeta les premiers fondements de cette maison religieuse à Recoubeau
dans la haute vallée de la Drôme si délaissée sous le rapport de l'instruction morale et religieuse."



10 juillet 1859 :
Extrait du Registre des délibérations du Conseil Municipal de la commune de Recoubeau
présidée par Monsieur de Mont Rond en sa qualité de Maire.
Extrait :
"Le conseil émet à l'hunanimité le vœu que le présent établissement soit autorisé.'


Deux religieux ont marqué de leurs empreintes la reconnaissance de
la congrégation des
Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau
l'Abbé Jacques Eymar et l'Evêque Marie Lyonnet

Abbé
Jacques Eymar
LaFrance
1810-1862
fondateur de
La Mission du Diois.
dont, non exhaustif, la chapelle du couvent
consacrée le 10 septembre 1895
est l'œuvre de la Mission du Diois.
Marie Lyonnet
(1801-1875),
évêque de Valence de 1857 à 1864

Gravure de Bélliard d'après le portrait d'Amanda Fougère (1820-1875) de
Jean Pierre François-Marie Lyonnet (1801-1875),
évêque de Saint-Flour (1851-1857), évêque de Valence (1857-1864), archevêque d'Albi (1864-1875).
Phoographie albuminée de Pierre Petit
de Mgr François Marie Lyonnet
évêque de Valence
Exemple d'action entreprise par
le curé Jacques Eymar
dès son arrivée à Barnave le 16 mai 1859
afin d'obtenir la reconnaissance légale de
la congrégation d'enseignement des Sœurs
des
Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie
du couvent de Recoubeau.
Le curé Jacques Eymar a demandé à
l'évêque de Valence (1857-1864) François-Marie Lyonnet
d'écrire une lettre publique (ouverte) au Préfet de la Drôme

Lettre ouverte au Préfet
de François-Marie Lyonnet évêque de Valence,
en date du 10 septembre 1859.
Réponse du Préfet de la Drôme le 05 10 1869
à la lettre ouverte de
François-Marie Lyonnet évêque de Valence


La reconnaissance
qui aura lieu le 28 11 1866
par Décret de Napoléon III

Avant la reconnaissance légale de la congrégation des
Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau
pour exister légalement par obligation la Communauté de demande d'affiliation à la congrégation légale des Sœurs de la Providence à Gap.

Le couvent de la congrégation des Sœurs de la Providence à Gap.
Certaines Sœurs de la congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie
de Recoubeau y ont effectué des séjours.

Sœurs de la congrégation de la Providence à Gap.

Lettre du 7 octobre 1862 de la Congrégation des réligieuses à Recoubeau
à Mr le Sous-Préfet de Die
de demande d'affiliation à la congrégation légale des Sœurs de la Providence à Gap.
A
Lettre de soutien du 7 octobre 1862 de l'Evêché de Valence
au Préfet de la Drôme
sic : "avec mon avis et pières relatives à la demande formée
par les Dames des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie établies à Recoubeau
à effet d'obtenir l'autorisation de s'affilier à la congrégation de la Providence à Gap."

24 otobre 1859 :
"Nelle dépêche repoussant la demande de cette communauté et
proposant de la restreindre à une simple autorisation comme communauté à supérieure locale."
Administration des Cultes
Décret du 20 octobre 1866
de reconnaissance comme communauté enseigante supérieure locale
signé par l'Empereur Napoléon III


Etat du Sous-Préfet de Die en date du 30 décembre 1890
du nombre de Sœurs (30)
du couvent des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau

Document d'archive sans datation, mais postérieur à 1874.
Département de la Drôme, état chiffré des membres (personnes) présents dans
les Congrégations religieuses de femmes autorisées :
Sœurs des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau (112)


Exemple d'extraits d'une rétrocession (leg) de diverses
propriétés d'immeubles,
d'une moulinerie et de terres labourables situées sur le commune de Recoubeau

Page 1
Acte de Joseph Reynaud Notaire à Die
concerne rétrocession des proprietés de Désirée Girard

Page 3
Acte de Joseph Reynaud Notaire à Die
concerne rétrocession des proprietés Désirée Girard

Page 8
Acte de Joseph Reynaud Notaire à Die
concerne rétrocession des proprietés Désirée Girard

Lettre Ministère Justice et des Cultes du 28 04 1868 au Préfet de la Drôme concerrne retrocession des proprietés Désirée Girard
à la congrégation des Sœurs enseignantes
des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau
Décret du 29 juillet 1868 de l'Empereur des Français Napoléon III
concernant l'accord de la rétrocession des proprietés Désirée Girard
à la congrégation de Sœurs enseignantes
des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau



8 octobre 1881
Accord Evêché de Valence d'autorisation d'emprunt au Crédit
Foncier
présenté par la supérieure de la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau


Lettre en date du 31 octobre 1890 du Sous-Préfet de Die au Préfet de la Drôme
concernant les états des diverses congrégations de son arrondissement.



8 juillet 1904 JO :
Loi relative à la suppression de l'enseignement congréganiste.
Fin de de vie avec liquidation des biens
et début des ventes aux enchères du patrimoine
du couvent de la congrégation des Sœurs enseignantes
des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau


1905 : trois anciennes religieuses et une pensionnaire
du couvent
de la congrégation
des Sœurs enseignantes
des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau.

Quelques années plus tard (1910) l'école primaire supérieure à Die
Plans d'archives du couvent
et dépendances
de la congrégation des Sœurs enseignantes
des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau










2025 : imposte entrée dépendances
couvent de la Congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau
La chapelle du couvent
de la congrégation des Sœurs enseignantes
des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau
due à l'œuvre de la Mission du Diois
du fondateur Abbé Jacques Jacques Eymar
LaFrance
Historique de la chapelle du couvent |

Chapelle de la congrégation des Sœurs enseignantes
des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie
à Recoubeau

Le campanile et la cloche de la chapelle du couvent
de la congrégation des Sœurs enseignantes
des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie
à Recoubeau

La cloche de la chapelle du couvent
de la congrégation des Sœurs enseignantes
des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie
à Recoubeau


La nef, avec ses deux autels latéraux
le cœur avec son maître-autel à gradins
ayant en son centre son tabernacle
surmonté
de la statue de Jésus encadrée
par 4 colonnes supportant son chapiteau
et le mur de l'abside avec ses vitraux.

Le nartex et la tribune de la chapelle

Le cœur avec son maître-autel à gradins
ayant en son centre son tabernacle
surmonté
de la statue de Jésus encadrée
par 4 colonnes supportant son chapiteau
et le mur de l'abside avec ses vitraux.


Gradins du maître-autel richement orné avec en son centre
le tabernacle encadré par deux colonnes en marbre

Gradin du maître-autel richement orné avec en son centre
le tabernacle encadré par deux colonnes en marbre

Porte du tabernacle du maître-autel à gradins.

Le ciboire présent à l'ntérieur du tabernacle du maître-autel à gradins.


Maître-autel à gradins richement orné avec en son centre
le tabernacle encadré par deux colonnes en marbre
Le retable du maître-autel à gradins de la chapelle de la congrégation Les sacrés cœurs de Jésus et de Marie qui abrite une statue de Jésus
est d’une grande originalité de par son structurel et la richesse des matériaux employés.
Le retable s'organise autour d'un maître-autel à gradins dont le bas supporte trois panneaux en marbre
ayant en leurs centres des parties dorées constituées de bronze à élévation galbée orné de bas reliefs,
surmonté d'un tabernacle flanqué de deux panneaux ornés de bas reliefs






Sacré Coeur transpercé de Marie.
L'épée ou le poignard qui transperce le cœur de Marie dans les représentations symbolise :
- les souffrances et les 7 douleurs qu’elle a vécues et partagées avec son Fils.
- sa participation à la passion de Jésus et son rôle dans le salut.
![]()
Statue Sacré Cœur de Jésus
encadrée par 4 colonnes supportant un chapiteau

Croix reliquaire du XIXème siècle
En son centre
à l'intersection des branches elle comporte le reliquaire dans un logement avec une fenêtre vitrée ronde.
Les quatre extrémités de la croix se terminent par des motifs ayant en leurs centres des tête ailées.

Objet d'Art Sacré
Reliquaire authentique monastique double face scellé en argent du XIXème siècle
contenant une relique, un fragment de bois de la Sainte Croix du Christ fixée sur une croix en tissu ou papier
selon l'iconograhie traditionnelle des reliquaires de la Passion.

Navette encensoir messe sans cuillère
original XIXème siècle sacristie chapelle congrégation.
La navette est un élément indispensable de l'ensemble d'encensement.
Son nom signifie « petite nef » (du latin navis, bateau) et dérive de sa forme caractéristique.
Elle sert à présenter l'encens avant qu'il ne soit brûlé dans l'encensoir.
Une petite cuillère (cochlear) permet de prendre l’encens pour le déposer dans l’encensoir.
L’encensement exprime le respect et la prière.
Il est avant tout une marque d’adoration adressée au Christ ;
c’est pourquoi
sont encensés tous les objets et personnes qui en manifestent la présence durant la liturgie.


Peintures croix patéee originale et restaurée
sur pilastres de la nef de la chapelle

Chaire et autel à gradins Saint Joseph avec l'enfant Jésus
latéral gauche de la nef

Bénitier en pierre taillée et
autel à gradins Saint Joseph avec l'enfant Jésus


Détail médaillon décoré fronton autel à gradins
avec initiales bronze JS (Jésus Sauveur)
moulures non taillées

Autel à gradins de la Sainte Vierge
latéral droit de la nef

Détail médaillon décoré fronton autel à gradins
avec motif bronze fleurs de lys
moulures non taillées


Les statues sculptées ou mouléees
présentes sur les murs latéraux de la nef de la chapelle sont de
Pierre Vermare
1835-1906
scuplteur de statues religieuses de Lyon
élève de Hugues Fabisch



Corbeau moulé de support statue

Les remarquables croisées d'ogive des voûtes de la nef de la chapelle

Céramique croix pattée
allée centrale nef

Vitraux peints
Tableaux chemin de Croix


Gisant de Sainte Thérèse de Lisieux
4ème quart du XIXème siècle
oeuvre du sculpteur et fabricant de statues lyonnais
G. Bachini fils d’Elie Bachini

Sainte Thérèse de Lisieux

Tête statue
Saint Jean-François Regis
1597-1640


Brancard avec linceul mortuaire
Création le 4 juillet 1832
du cimetière de la communauté religieuse de Recoubeau


2025 : au premier plan, le cimetière des Sœurs de la congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau
Au deuxième plan le couvent

2025 : le mur d'enceinte ouest du cimetière des Sœurs de la congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau

2025 : le portail d'entrée du cimetière des Sœurs de la congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau

2025 : le grand caveau central (vide) du cimetière des Sœurs de la congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau

2025 : vue intérieure du grand caveau central (vide) du cimetière des Sœurs de la congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau

2025 : stèle du cimetière des Sœurs de la congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau

2025 : stèle dégradée du cimetière des Sœurs de la congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau

2025 : plaque d'Octavie Maillet (1844-1932)
du cimetière des Sœurs de la congrégation des Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie de Recoubeau.
Fonds Dominique W.


Cimetière communal de Recoubeau
carré de sépultures de la famille de Montrond




Etat du carré des sépultures de la famille de Montrond
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Prochainement
Dossier ligne PLM

Abbé
Jacques Eymar
LaFrance
fondateur de
La Mission du Diois

Abbé
Jacques Eymar
LaFrance
Photographie albuminée de 1860/1861
Augagneur & Grenier Romans

Acte de décès à Barnave de
l'abbé
Jacques Eymar
LaFrance
le 9 juin 1862 à 01 heure du matin

Pierre tombale et stèle
cimetière de Barnave du
du R.P. Jacques J. Eymar
Curé de Barnave
Fondateur de
La Mission du Diois
1810-1862
Pierre tombale entretenue en permanence depuis toujours par reconnaissance
notamment depuis des décennies par Michel L. de Montlaur-en-Diois
Base de données historiques
-
Partie 1 -
La mission du Diois
1859-1928
Le curé Jacques Eymar
Naissance à Arvieux dans les Hautes-Alpes , le 30 janvier 1810, a commencé son noviciat et prise d’habit à Saint-Just,
le 1er mai 1830 où il commencera ses études en lisant l’écriture sainte dans sa version hébraïque,
Oblation à Marseille le 1er mai 1831 (n°46),
Ordination à Marseille par Mgr Eugène de Mazenod, le 6 avril 1833,
où il a continué l’étude de la théologie au grand séminaire, tout en résidant au Calvaire.
Après un cheminement complexe le curé d’Ars lui conseille d’aller travailler dans le diocèse de Valence qui manque de prêtres en ces mots :
"Je ne crois pas que Dieu vous appelle au loin ; mais si vous avez le courage de vous dévouer, allez demander à l’évêque
de Valence
une petite paroisse de son diocèse, celle où il y aura le plus de bien à faire et le plus de mal à réparer.
Allez, vous succomberez vite à la tâche ; mais ce sera le couronnement d’une œuvre qui fera beaucoup de bien."
Muni de ces paroles comme un passeport divin, Jacques Eymar vint s‘offrir en 1859 à Mgr François Lyonnet, évêque de Valence.
Le prélat l’engagea à se fixer à Barnave comme curé où il y arriva le 16 mai 1859 dans cette petite paroisse qui comptait seulement 10 catholiques.
Le curé Jacques Eymar s’installe à Barnave et au couvent de Recoubeau.
Immédiatement il va travailler en étroite collaboration avec
François-Marie Lyonnet l'évêque de Valence ainsi que
le Conseil Municipal de Recoubeau et de
Barnave.
Mais après neuf mois de réflexions et prières,
le zèle attristé du nouveau curé éclate dans un appel ému,
adressé par la voix des journaux à tous les catholiques de France.
Non content de cet appel, le curé de Barnave s’en allait de ville en ville, l’hiver,
quêtant au milieu des sympathies et aussi des insultes.
Le curé Jacques Eymar
veut
établir des églises,
ouvrir des écoles
notamment avec
les Sœurs la congrégation d'enseignement
des
Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie
du couvent
de Recoubeau dont il est en liens étroits.
Le curé Jacques Eymar
travaille aussi en lien étroits avec
le Conseil Municipal de Recoubeau
notamment pour la rédaction de la délibération de
reconnaissance de la congrégation d'enseignement
des
Sacrés Cœurs de Jésus et de Marie
du couvent
de Recoubeau qui comportera
jusqu'à 40 Sœurs
dont 30 enseignantes en 1890
réparties dans le communes environnantes et le
couvent
qui aura jusqu'à 112 élèves en 1890.
- Partie 1 -
extrait des registres du Conseil Municipal de Recoubeau du 10 juillet 1859
- Partie 2 -
extrait des registres du Conseil Municipal de Recoubeau du 10 juillet 1859
Quand Le R.P. Jacques Eymar
mourut à 52 ans,
le 9 juin 1862 à 1h du matin dans sa maison de Barnave,
son œuvre, l’œuvre de La Mission du Diois était établie,
de bâtir des églises, d’ouvrir des écoles et de reconquérir
à l’Église catholique les paroisses où domine le protestantisme.
Des prêtres amis et collaborateurs vont continuer son œuvre avec l’argent recueilli de son vivant
avec en premier en restaurant l’église de Beaurières.
Une partie des fonds qui provenaient de ses quêtes seront aussi immédiatement employés par ses successeurs
pour finir la construction en 1864 de son église à Barnave
qui sera bénie la même année par l'évêque de Valence Mgr François-Marie Lyonnet.
En plus lors de sa venue l'évêque de Valence Mgr Lyonnet paya presque en entier, les frais de l’église de Pont-de-Quart.
Une maison fut aménagée à Barnave pour une école de filles et une autre pour servir de presbytère à La Mission du Diois.
Quand le R.P. Eymar mourut, Mgr Lyonnet lui donna pour successeur l’abbé Lamberton.
Celui-ci étant jeune, pieux et ardent : il accepta de continuer la rude besogne commencée par le R.P. Eymar.
Même le dur métier de quêteur ne l’effrayait pas.
Du 3 septembre 1862 au mois d’août 1863, M. Lamberton reçut 7 000 francs et il emprunta à Mlle Eymar
la somme de 1 200 francs car il fallait grossir ce ruisselet et faire honneur à l'homme d’un grand esprit d’entreprise.
En faisant sa tournée pastorale, Mgr Lyonnet rencontra à Lachau, Benoit un prêtre qui venait, au prix de mille difficultés, d’y bâtir une église.
Le prélat vit là une indication providentielle et pressa M. Benoit d’aller à Barnave ce qu’il fit, plein de courage en août 1863 mais sur place,
quelques jours après son arrivée,
son cœur était rempli de pitié et ses yeux de larmes.
Mais le vaillant M. Benoit n’eut guère le temps de travailler à Barnave.
En effet depuis un an déjà, en mai 1862, Mgr Lyonnet avait acheté, à Sainte-Croix, l’ancien prieuré des Antonins.
Après avoir songé, un instant, à le transformer en maison de retraite pour les prêtres âgés et retirés du ministère,
l’évêque abandonna cette idée et décida
d’installer en 1863 à
Sainte-Croix La Mission du Diois.
Le transfert eut lieu en septembre 1864
avec immédiatement la construction à Sainte-Croix
d'une des plus majestueuses et grande église de la région,
ainsi qu’un presbytère et d'une école, avec la même année la construction de celle d'Aucelon
qui furent bénies par l'évêque de Valence Mgr Lyonnet
Au total La Mission du Diois construira ou restaurera trente-neuf églises dans le Diois
dont celle de Saint-Julien en Quint, de Vercheny en 1867, de Gumiane en 1872, d’Ansage à Ombléze en 1875, etc …
A ces constructions se joignirent douze presbytères, quinze écoles
et de quatre couvents (reconnaissances officielles légales ou créations).
Les activités des prêtres de La Mission du Diois débordèrent même du diocèse de Valence,
ils donnèrent leurs conseils et s'occupèrent des démarches pour neuf églises dans le diocèse de Gap
et huit dans celui de Viviers, ainsi que celui du Puy.

Flyer à télécharger pour affichage

- Partie II -
La Mission du Diois

Ferronneries monumentales du XIXème siècle
dites ornées de cathédrale
présentes sur le portail d'entrée de l'église de La Mission du Diois à Sainte-Croix

Démolition de l'église de
La Mission du Diois
à Sainte-Croix
en 1994

La majestueuse église de
La Mission du Diois
à Sainte-Croix

Dossier
La Mission du Diois
en cours d'instruction
avec les
Contributeurs
Merci
de votre aide