
Toute reproduction est strictement interdite
sans autorisation.
Si vous souhaitez recevoir les informations du Musée de Crest en cours de création
envoyez simplement un mail à : infos@museedecrest.org
Nous avons un devoir de mémoire
Sauvegarde
Conservatoire du Patrimoine Historique


Dans l'immeuble du 14 cours de Joubernon à Crest
se trouvaient au rez-de-chaussée et au sous-sol
en lien avec le canal de Joubernon pour la force motrice
les ateliers du constructeur Marius Vareilles et ses Frères.
Au premier étage se trouvaient les bureaux d'études et les appartements de standing.

Comme la majorité des industriels de cette époque, Marius Vareilles avait ses ateliers sur le canal des Usiniers de Crest et plus précisément sur sa dérivation
appelée
canal de
Joubernon,
ceci évidemment pour avoir la force motrice de l’eau générée dans un premier temps par les roues à aubes,
puis à
la fin du XIXème siècle,
l’énergie électrique produite par les nombreuses turbines qui étaient présentes à cet endroit précis de Crest.
Aujourd’hui l’entrée et la porte d’origine du 14 cours de Joubernon de l’entreprise Marius Vareilles existent toujours
avec au premier étage, son bureau, son appartement, ses salons dont un avec une cheminée en marbre noir.

Plan de 1878 des industriels présents cours de Joubernon utilisant la force motrice du canal de Joubernon.
Dans un premier temps par des roues à aubes, puis à la fin du XIX ème siècle par des turbines hydroélectriques.
Lorsque l'usine Garnier, puis Chalamel-Fayolle-Armorin a été détruite pour construire au début du XX ème siècle l'école de Joubernon,
la ville de Crest a installé une centrale hydroélectrique avec une turbine Dumont sous l'école, celle-ci y est d'ailleurs toujours présente, mais qui le sait !

Merci à Anne B. pour son accord de reportage dans l'appartement de Marius Vareilles.
Double-portes du grand salon de l'appartement de standing de Marius Vareilles
Habillage staff de collection avec fronton de style baroque.

Vue façade du coffre-fort présent dans le bureau de Marius Vareilles au 1er étage du 14, cours Joubernon à Crest

Les ingénieurs Frédéric Vareilles 1840-1921 et son fils Marius Vareilles 1861-1935


La plus importante invention de l’inventeur Frédéric Vareilles sera celle de l’étouffoir séchoir à air chaud pour cocons de soie
qui fera l’objet du dépôt d’un brevet numéro 81705 le 22 juillet 1868 au Ministère de l’Agriculture, du Commerce et des Travaux Publics.

Extraits hors plans du brevet numéro 81705 du 22 juillet 1868 de l'étouffoir séchoir à air chaud de l'ingénieur Frédéric Vareilles

Extrait plans du brevet numéro 81705 du 22 juillet 1868 de l'étouffoir séchoir à air chaud de l'ingénieur Frédéric Vareilles

A l’époque cette invention va avoir un impact national majeur pour l’industrie de la filature des sériciculteurs. |

Foyer en briques réfractaires pour étouffoir artisanal comme il en existait des centaines dans la région.

Les premiers étouffoirs qui avaient un rendement très faible étaient constitués de quelques petits tiroirs
ce qui engendrait souvent des délais d’attente dans les filatures comme nous le voyons sur cette photo.
D’autres étouffoirs avaient un système d’extraction mécanisé.

L’invention de l’étouffoir séchoir à air chaud de l'ingénieur Frédéric Vareilles fut un progrès considérable,
car il pouvait recevoir
de très grands casiers tiroirs avec un fond grillagé comme nous le voyons sur ce plan.

Synthèse du descriptif très complexe de l’étouffoir séchoir à air chaud de l'ingénieur Frédéric Vareilles qui a été déposé avec le brevet.
Dans la synthèse de son brevet Frédéric Vareilles sous le nom de Vareilles Frères écrit :
" ... Cet appareil qui est appelé à rendre de grands services dans cette industrie et dont nous avons déjà fait l’essai dans une importante filature de soie.
Les résultats ont été excellents, car en 24 heures, il étouffe et sèche les cocons qui peuvent être emballés de suite sans inconvénient,
ce qui demande par les autres systèmes deux ou trois mois pendant lequel temps il faut les étendre et les tenir remués très souvent.
Cet appareil peut se faire en toutes dimensions et selon l’importance de l’établissement à desservir..."

En allant à l’essentiel il est écrit, que cet étouffoir séchoir à air chaud industriel de cocons de vers à soie se compose d’une structure de 4 murs et |

Extrait acte de vente aux enchères du 27 mars 1901 de l'immeuble de l'étouffoir séchoir à air chaud de Marius Vareilles

Extrait acte de vente aux enchères du 27 mars 1901 de la désignation des biens, sic :
Premier Lot : "... remise et étouffoir de cocons ..."
Deuxième lot : "... filature, moulinage, jardin séchoir, étouffoir, tous les meubles industriels,
tels que moteur hydraulique, machine à vapeur, ..."
La zone souterraine de l'endroit précis des centrales hydroélectriques Viel et Argod, des tanneries et
de l'étouffoir industriel Marius Vareilles est très complexe, pire des canaux passent sous d'autres canaux, un vrai labyrinthe !
Voici une prise de vue des nombreuses bifurcations et interconnections des canaux de dérivations sur le canal de Joubernon et celui de la Ville

Plan de 1886 dressé par Mrs Falgairolle et Prat des deux principaux canaux de la zone, celui de Joubernon et de la Ville.
En liens avec ces deux canaux existe un très grand nombre de canaux de dérivations et d'interconnections sur cette zone de la basse ville de Crest.

Dérivation du canal de la Ville sous l'immeuble Bruyère
d'une des centrales hydroélectriques
(sic acte vente : "moteur hydraulique") d'Auguste Viel vers l'exutoire du canal de Joubernon.
L'immeuble Bruyère dit Labretonnière est mitoyen à l'immeuble de l'étouffoir industriel de Marius Vareilles

Le canal de dérivation d'une des centrales hydroélectriques d'Auguste Viel sous l'immeuble de l'étouffoir industriel de Marius Vareilles est obturé.

Gros plan du canal de dérivation obturé d'une des centrales hydroélectriques d'Auguste Viel sous l'immeuble de l'étouffoir industriel de Marius Vareilles.
Découverte
fin février 2026 d'un patrimoine
historique de l'ère industrielle de Crest
Étouffoir séchoir à air chaud industriel à cocons
de l'ingénieur Marius Vareilles
d'accès difficile en sous-sol entre la place
des Cuiretteries et
le cours de Verdun à Crest
Merci à Jean-Louis C.
de nous avoir ouvert les portes de son immeuble

A gauche la cheminée d'origine de la chaudière de l'étouffoir séchoir à air chaud industriel à cocons de Marius Vareilles
accolée à la tour hexagonale de l'immeuble de
La baronne Jeanne d’Alian,
puis son héritier Pierre d'Alian bourgeois de Crest,
puis, Pons-Laurent François 1er de Bruyères baron de Saint-Michel,
gouverneur de Crest jusqu'à la révolution
avec ses 4 canons présents
futs ouvragés
en bronze
avec
gravure MDXVII (1517)
(dossier historique en cours d'instruction)
présents sur
la terrasse de la tour hexagonale,
(dossier architectural historique en cours d'instruction).
Puis, Philippe-Esprit Labretonnière (1770-1851),
député et administrateur du district de Crest sous la Révolution,
avec la création en 1806 du Grand Cercle de Crest,
Guillaume Labretonnière, maire de Crest 1815-1817,
suivi par son fils Esprit-Nicolas de Labretonnière, maire de Crest 1852-1861,
puis François Gustave
Bruyère, banquier à Crest (1852-1920),
avec le café de la Poste (Gauthier), le Grand Cercle de Crest avec sa terrasse et à sa droite le premier petit bureau de La Poste
Puis Jean Breyton jusqu'en 1983
(propriétaire de la manufacture de cardes),
avec le Crédit Lyonnais (ex. café de la Poste) et La Poste occupant tous les locaux du Grand Cercle de Crest.

Actuellement,
la Caisse d'Epargne dans la partie sud (à gauche)
et le siège de la mission locale dans la partie nord de l'immeuble.

Comme nous le constatons sur cette photographie de 1967, à droite de La Poste, la cheminée de la chaudière de l'étouffoir industriel séchoir à air chaud à cocons Marius Vareilles
est présente dans son intégralité, ayant une longueur totale de 23m de sa base en sous-sol jusqu'à sa mitre.

Article du Dauphiné Libéré de Jean-Louis Brun du 24 avril 1984, déjà une première approche historique ...
Découverte
fin février 2026 d'un patrimoine
historique de l'ère industrielle de Crest
Étouffoir séchoir à air chaud industriel à cocons
de Marius Vareilles

Les 4 doubles portes hermétiques avec judas d'accès au niveau supérieur de l'étouffoir séchoir à air chaud industriel à cocons
de l'ingénieur Marius Vareilles.
Les structures métalliques et la grandeur de ces zones d'accès à l'introduction des cocons démontrent le caractère industriel de cet étouffoir séchoir à air chaud.

Les judas d'observations du niveau supérieur de l'étouffoir séchoir à air chaud industriel à cocons
de l'ingénieur Marius Vareilles.

Chapiteau double des poteaux en fonte acierée moulée, ce struturel demontre le type industriel de cet étouffoir à cocons de Marius Vareilles.
Descente au niveau inférieur
de l'étouffoir séchoir à air chaud à cocons
de l'ingénieur Marius Vareilles.

Une descente d'accès disons délicate à la verticale dans le vide occulté par des trappes,
casques avec éclairage obligatoire car dans le noir absolu en sous-sol, nous tombons
dans une première grande salle
où devant nous s'offrent immédiatement à notre vue des m³ de charbon d'anthracite, une vraie soute à charbon sous-terre !
C'est assez spectaculaire et totalement inattendu
ce qui fait dire à Patricia et à haute voix à Jean-Claude 84 ans resté en haut :
"Jean-Claude vous avez un stock de charbon impressionnant pour passer plusieurs hivers !"
Au fond a gauche la base ou presque de la cheminée de la chaudière avec sa trappe de ramonage est visible.

L'escalade du tas de charbon d'anthracite, pour réaliser la prise de vue de la trappe de ramonage de la cheminée
ne se fait pas sans mal, non pas à "deux pattes", mais à "4 quatre pattes", car en montant d'un mètre on descend de plus de 50 cm !

En se retournant l'éclairage dévoile un spectacle saississant, on en reste pantois, c'est le jackpot, depuis des mois et des mois de toute la France
des musées et des passionnés de sériciculture nous demandent : " ... Connaissez-vous un étouffoir de cocons industriel de l'ingénieur Marius Vareilles ?"
Nous sommes à l'arrière de la chaudière de l'étouffoir séchoir à air chaud industriel à cocons, il est parfaitement conforme aux plans déposés par le Brevet en 1868 par Frédéric Vareilles
avec sa voûte plein cintre en briques réfractaires, ses conduits latéraux avec au centre une énorme cloche longitudinale en fonte aciérée qui a beaucoup souffert des phases de la chauffe.

Nous sommes à l'arrière de la chaudière.
L'énorme pièce longitudinale en fonte aciérée avec ses barreaux diffuseurs de chaleur est appelée cloche.
Divers tuyaux en tôle dans lesquels passe la fumée s’emboitent dans la cloche
débouchant dans une galerie en briques afin de laisser s’échapper la fumée par la cheminée située au fond de la pièce.
Ces tuyaux étant susceptibles de devenir rouges selon que l’on active ou pousse le feu sont répartis ensuite dans la partie supérieure du briquetage
ce qui fait évacuer la chaleur de chaque côté et la préserve.
Au-dessus, a été détruit le patrimoine historique
des systèmes de chariots avec 4 essieux garnis de roues en fonte roulant
sur des rails en fer présents sur plusieurs niveaux afin de supporter
l’introduction par glissement
de grands casiers chariots remplis de cocons de vers à soie pour les étouffer et les sécher.
De l’espace vide sous la voûte qui sert de chambre chaude
s’emboitent d’autres tuyaux qui avec des trous pratiqués de distance en distance
répartissent l’air chaud dans l’intérieur de l’appartement où se trouvent les cocons à sécher.
Aux 4 angles s’élèvent des tuyaux en poterie destinés à évacuer l’humidité.
Deux autres tuyaux sont disposés au milieu de l’appartement descendant le long du mur de dehors pour
venir déboucher dans le foyer et
appellent le tirage du dit foyer.
Et enfin un autre tuyau dit le cendrier est mis en communication avec la galerie de la cheminée extérieure qui de part la puissance de ventilation
fait le vide dans l’appartement et par ce constant renouvellement d’air l’opération très régulière permet une chaleur de 80 degrés centigrades sans danger d’incendies.
A cela se rajoute tout une série de soupapes distancées sur la voûte qu’on ouvre ou ferme à volonté pour l’air et les réglages.

Vue longitudinale de l'impressionnante cloche en fonte aciérée du foyer qui était chauffée presque au rouge
avec ses barreaux diffuseurs de chaleur
En contournant cette première pièce,
à l'opposé, une autre pièce plus petite en sous-sol

Cette pièce est structurellement assez complexe à comprendre car profondément modifiée, à l'origine il devait y avoir aussi des conduits d'aération.
En bas à gauche est présente une structure maçonnée étanche avec un tuyau en fonte
d'un canal de dérivation
du canal de la ville vers l'exutoire du canal de Joubernon
en partie sous et surtout mitoyenne à la structure de la chaudière souterraine de l'étouffoir industriel de Marius Vareilles.
Sur cette dérivation est aussi présente une longue petite galerie en pierres taillées qui rejoint la partie haute du canal de la Ville,
est-ce pour une circulation d'air de ventilation ?
A droite de cette pièce se trouve la façade en briques réfractaires de la chaudière, voir photo ci-dessous

Nous sommes face à la chaudière avec sa porte de chargement,
comme dans une locomotive avec
sa boite à feu contenant le foyer où est introduit le charbon.
On constate diverses galeries de ventilation et d'arrivée d'air,
dont une en pierres taillées allant directement dans le canal de la ville, certainement pour prélever de l'eau.

Sur la porte en fonte aciérée moulée du foyer de la chaudière de l'étouffoir industriel à cocons
est inscrit en relief :
VARREILLES
FRERES
A CREST
BREVETE

Après de longues minutes de travail avec moult outils il a été possible d'ouvrir la porte,
car depuis presque un siècle la rouille de la porte était en osmose avec celle du cadre

VAREILLES
FRERES

A CREST
BREVETE
Si cette porte intégre le fonds du Musée
elle sera sablée pour une meilleure lecture en devoir de mémoire.

Vue du canal de la dérivation obturé,
du canal de Joubernon à celui de la ville qui
est mitoyen à la salle de la chaufferie de l'étouffoir à cocons de l'ingénieur Marius Vareilles
Le Dauphiné Libéré
14 03 2026
La présence d'une cheminée
industrielle enfin élucidée
Découverte
fin février 2026 d'un patrimoine
historique de l'ère industrielle de Crest
dans une salle de l'étouffoir séchoir à air chaud industriel à cocons
de l'ingénieur Marius Vareilles
d'un
compteur électrique de 1926
de la régie de la ville de Crest

Compteur de 1926 de la régie d'électricité de la ville de Crest avec plombs
découvert
fin février 2026
dans une salle de l'étouffoir séchoir à air chaud industriel à cocons
de Marius Vareilles



Avant EDF la ville de Crest produisait en surplus sa propre énergie électrique grâce aux 16 turbines hydroélectriques intra-muros
des industriels du canal des Usiniers, du canal de la Ville, du canal de Joubernon et du canal de Soubeyran.
La commune possédait aussi sa propre centrale hydroélectrique qui est toujours présente sous l'école de Joubernon
comme actuellement beaucoup d'autres dans la ville de Crest qui sont en parfait état de fonctionnement.
Les bureaux administratifs de toute la gestion, installations, entretien et facturation
du réseau électrique local étaient situés au 5, rue de la République à Crest.
Annexes
complémentaires au dossier historique
de l'étouffoir séchoir à air chaud industriel à cocons
de Marius Vareilles

A la centrale hydroélectrique Emile Rey du cours de Joubernon, presque mitoyenne des ateliers du constructeur Vareilles Frères
se trouvait un grand ampèremètre
portant l’identification Vareilles Frères Ingénieurs-Constructeurs Crest Drôme.
Ce grand ampèremètre sauvegardé a été restauré, il est en parfait état de fonctionnement plus d’un siècle après sa fabrication.
Fonds Musée de Crest don de Frédéric F.

Détail du grand cadran de l'ampèremètre
portant l’identification
Vareilles Frères Ingénieurs-Constructeurs Crest Drôme.

Lettre datant du second Empire de Vareilles Frères


Carte Postale de correspondance des Ets Vareilles Frères

Notons que cette facture des Ets Vareilles Frères en date du 15 octobre 1914 comporte un tampon
"Camille Dumont Successeur",
qui est le grand fabricant de turbines hydroélectriques du Pont-de-Saint-Uze bien implanté à Crest et dans le Val de Drôme.
Est-ce par rapport à la mobilisation générale de la guerre de 1914-1918 qui est en cours depuis plus de deux mois, engendrant un manque de personnel ou pire ?

Flyer Poster à télécharger pour affichage.
Ce flyer peut être fourni gratuitement en UHD
sur simple demande à
infos@museedecrest.org

Ce dossier n'est pas figé dans le temps.
Si vous avez des informations ou des documents
soyez-en un des Contributeurs pour
une actualisation en temps réel.
Merci.
Prochainement


Merci d'aider le Musée, si vous connaissez le nom de cette personne qui travaillait aux Ets Flachard de Crest en 1950/1955.
Installée au 4 place des Moulins anciennement place du Marché l’usine de moulinage et de tissage de soie était un grand bâtiment de
4 niveaux de salles
qui comportait aussi des logements pour les ouvriers comme nous le voyons sur cette photo de l’année 1955.
Ce grand bâtiment comportait aussi
un important réseau de vastes sous-sols voûtés avec des canaux de dérivations du canal des Usiniers comme nous le voyons sur cette photo.
L’usine a été acquise ensuite par adjudication en 1881 au profit de l’industriel crestois Pierre Viel
comme nous le voyons sur ce vieux plan précis.
Pierre Viel vend l’usine le 20 janvier 1905 à Paul Ducros qui décède en 1928.
La Veuve de Paul Ducros fait installer au 2ème semestre 1929 sur le canal des Usiniers de Crest qui traverse l’usine du haut de la place du temple,
au bas à la place des Moulins une turbine Francis Camille Dumont Type FVOS à axe vertical sur une chute de 4m d’une puissance de force motrice de 18 HP (Cheval Vapeur) soit 13 KW.
Cette micro-centrale hydroélectrique qui aura plusieurs propriétaires successifs, dont Paul Flachard,
Jean-Louis Thomé, Moriquand et enfin
l’usine Sauvage Bigonnet et Cie,
fonctionnera jusqu’en 1973 date de la fermeture du canal des Usiniers de Crest.
Félicie Ducros, la veuve de Paul que d’anciens Crestois ont connue, vend l’usine le 22 janvier 1941 à Paul Flachard 1908-1982 fils du soyeux lyonnais Charles François Flachard 1864-1939.
Les soyeux lyonnais Charles et Paul Flachard possédaient aussi des usines de filature et tissage beaucoup plus importantes,
à Aouste-sur-Sye et au quartier Romezon à Mirabel-et-Blacons.
L’immeuble de l’usine Flachard de Crest est abandonné dans les années 1960, puis acheté et démoli en 1970 par la commune de Crest
sous le mandat de Charles Armorin pour la création d’une place de stationnement des cars.
Aujourd’hui, comme nous pouvons le constater in-situ sur les prises de vues, ne restent présentes de cette usine que les structures souterraines du canal des Usiniers,
la micro-centrale hydroélectrique Camille Dumont ainsi que les vastes sous-sols voûtés de l’usine.
Notons qu’en amont et en aval de l’usine Flachard existaient et existent encore en parfait état de conservation sur les restes du canal des usiniers de Crest
et ses dérivations
des roues à aubes industrielles
avec
leurs impressionnants engrenages de plusieurs tonnes de transmission de la force motrice de l'axe de le roue
et des turbines de micro-centrales hydroélectriques Camille Dumont
comme
celle récemment sauvegardée et restaurée du shed du moulinage d’Émile Rey
[gros plan]
qui vient d’être démoli au Cours du Joubernon.
Bien évidemment de nombreux crestois possèdent des souvenirs de l’usine de tissage Paul Flachard
comme ces navettes avec canettes.








En cours d'instruction
avec les
Contributeurs