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Le couvent des
Cordeliers de Crest
avec une église et deux chapelles

Depuis quelques années
les découvertes archéologiques majeures s'enchaînent
concernant
les comtes de Diois et de Valentinois, de la maison de Poitiers.



A l’abbaye du XIIème siècle de Cruas dans l’Ardèche qui jouissait de nombreux droits féodaux,
lors d’une récente campagne de fouilles dans la première abbatiale
détruite et engloutie,
a été découvert non pas un tombeau,
mais un magnifique sarcophage vide
avec un gisant.
Malheureusement endommagé pendant les guerres de religion ou à la révolution
qui représente Aymar IV appelé aussi Adhémar IV seigneur de Montélimar,
comtes de Diois et de Valentinois, de la maison de Poitiers.

D’après les archives Adhémar IV qui décéda en 1374 a sa sépulture
soit à l’abbaye Sainte-Anne du XIIème siècle de Bonlieu-sur-Roubion près de Marsanne comme bienfaiteur de l’abbaye,
soit peut-être dans une des chapelles du couvent du XIIème siècle des Cordeliers de Crest Sud dont il a été aussi le bienfaiteur.
Récemment a été découvert par
un contributeur du Musée de Crest
le premier grand Blason/Armoiries
non détruit
en marbre blanc sculpté et poli des
comtes de Diois et de Valentinois, de la maison de Poitiers.

Grand Blason/Armoiries
non détruit
en marbre blanc sculpté et poli des
comtes de Diois et de Valentinois, de la maison de Poitiers.
Aymar VI installa vers l’an 1360 le premier atelier de frappe de monnaie dans la tour de Crest.
Il décéda en 1374 et fut enterré à l’abbaye de Bonlieu près de Marsanne dans la sépulture des comtes de Diois et de Valentinois.
N’ayant pas eu d’enfant il fit un testament en 1371 qui testa en faveur de son cousin Louis II de Poitiers.
Ayant confiance en la place forte de Crest Louis II de Poitiers 1354-1419
héritier des terres et du titre de comte de Valentinois et Diois en 1374,
transféra l’intégralité de l’atelier monétaire de Valence à la Tour de Crest le 8 janvier 1382.
Conformément à son souhait Louis II de Poitiers, dernier comte de Valentinois,
a été inhumé à l'église ou dans une des deux chapelles du couvent des Cordeliers de Crest-sud le 4 juillet 1419.

Gros original 25mm en billon gris (alliage de cuivre, de zinc et d’argent) frappé à la Tour de Crest.
Avers VALENTIN : ET DIEN
Aigle de face, les ailes déployées, la tête tournée à droite symbole de l’évêché de Valence.

Revers IOHANES : EPISCOP’ comporte une Croix cantonnée d’un annelet pointé et d’une étoile.

Documentaire Atelier Monétaire
à la Tour de Crest
des
comtes de Diois et de Valentinois, de la maison de Poitiers.
Le couvent des
Cordeliers de Crest
avec une église et deux chapelles

Histoire de la Ville de Crest d'André Mailhet publié en 1900,
extrait
pages 56 & 57



1868
Société Départementale d'Archéologie de la Drôme
Extrait
création de la Commission de notables Crestois
pour
organiser et financer les fouilles afin de trouver les tombeaux
des comtes de Diois et de Valentinois, de la maison de Poitiers présents
dans la grande église et les deux chapelles du couvent des Cordeliers de Crest Sud.

Antiquités de Crest d'Eugène Arnaud publié en 1903,
extrait
pages 211 & 212

En 1571 le roi Charles IX octroie par un acte pour les Cordeliers survivants (1) Dans les archives de l'ensemble scolaire St Louis apparait, sic : (2) Expulsés à la Révolution, rachetée par la ville de Crest, elle fut revendue en 1805 |
Concernant
le couvent des Cordeliers de Crest
les analyses et les croisements des archives
et les gravures engendrent des avancées majeures
pour la compréhension de son positionnement à Crest
Gravures rive gauche et rive droite du pont de Crest

Antiquités de Crest d'Eugène Arnaud publiées en 1903,
extrait
page 70

Appel : Contributeurs connaîtriez-vous qui possède les originaux ou des reproductions de bonne résolution ?
Gravure rarissime du XVIII ème siècle de l'entrée du pont rive gauche de Crest
à droite la maison Chabrières
ex maison Tourte du nom de la grand-mère
de Maurice Chabrières
avec son clos adjacent.
A gauche de la maison dite de "Sauvegarde" propriété des Cordeliers jusqu'à la révolution,
rachetée par la commune et détruite.
Cette gravure que le Musée de Crest possède en Ultra Haute Définition
8K est une des pièces
qui fait
actuellement l'objet d'une analyse approfondie sur écran géant UHD par un groupe de travail,
vous pouvez y participer :
infos@museedecrest.org
Prenez un peu de temps pour bien comprendre
tout le visuel du structurel foncier bâti et
du
non bâti de la zone (zone place publique) qui est au niveau de la Drôme ...
Ci-dessous reproduction la plus fidèle possible du
grand porche en pierres visible sur la gravure

Ce grand porche serait-il celui de la porte d'entrée
du couvent des Cordeliers ?

Le cadastre Napoléonien de 1811
confirme
- les structures bâties de Chabrières en amont du pont
- la création d'une nouvelle structure réf.2 sur le clos de Chabrières
ainsi que la modification du tracé du canal de Soubeyran comme il est aujourd'hui
avec sa couverture partielle pour l'accès à la place publique
- la présence de diverses structures bâties sur l'arrière de la place publique

Autres gravures de la période du même pont
d'Alexandre Debelle
Le clocher de l'église Saint Sauveur est celui de l'ancienne église dans le sens est-ouest.
Nous retrouvons au pied de la Tour les bâtiments du casernement des officiers, soldats et concierge.
Sur la rive gauche on distingue
le bâtiment du clos de Chabrières
par contre il n'y a pas de quai, idem rive droite et
surtout on notera la présence de gros blocs de pierres de tailles ...

Acquisition par Déclaration d'Utilité Publique
de la maison et du clos chabrières par un avis du
Conseil Municipal de Crest en date du 1er février 1818.
Le pont a été réparé en 1792-93 pour une dépense de 3.000 livres.
L'élargissement de ses abords en 1819 avec l'acquisition Chabrières a coûté 14.242 francs.
Son entière reconstruction en 1841 en 5 arches en arc de cercle s'est élevé à 183.432 francs et 35 centimes.

Sur une des premières photos de Crest du milieu du XIXème siècle
On constate que toutes les grandes structures "Chabrières" présentes sur les précédentes gravures ont disparu
conformément
à la Déclaration d'Utilité Publique de 1818,
ainsi que le porche en pierre avec la grande voûte.
La zone dite du clos Chabrières, en amont du pont a été remblayée, un quai a été créé,
l'octroi ainsi que le calvaire dont l'érection date du 15 mars 1763 y sont présents.
On constate la couverture totale du canal dit de Soubeyran.
On constate la présence de bâtiments, ainsi que d'une petite maison sur la place publique.
Au premier plan on constate la présence d'un grand bâtiment qui est une usine de draperie.
Globalement à l'extrême gauche la seule maison présente dans ce quartier est celle dite de Ferrotin.
Devant le pont-levis de la Tour existent les bâtiments dits du casernement des officiers et des soldats,
ainsi que celui du concierge, structures détruites par Maurice Chabrières à partir de 1871.
Toujours, mais au pied de la Tour vers la Raye accolé au rempart nord
on distingue parfaitement l'oratoire ermitage de la Visitation.
Entre les bâtiments de la congrégation de la NDNS inclus la chapelle de la Nativité,
et celui du monastère de Sainte Ursule,
est aussi présente sur cette remarquable photographie par chambre
la grande chapelle des Ursulines avec son clocher, démolie depuis.

Sur cette photographie par chambre du troisième tiers du XIX siècle
le château de Soubéran construit par la famille Gailhardon papetier au XVIIe Siècle,
qui fut légué en héritage à Antoine-Joseph Richard (1734-1803) et vendu en 1788 à de riches industriels,
la famille Borel, a été reconstruit sur les bases de l’ancienne demeure en 1840,
au moment du déplacement du pont,
par Pierre-Henri Borel de Soubéran (1795-1871).
Sur cette photographie
on constate étrangement un important tas de pierres taillées
situé en aval du pont juste avant l'embouchure du canal de Soubeyran.
Très important,
on constate que la maison située sur la place publique visible sur la précédente photographie a été détruite et
qu'à la place de son assise se trouve étrangement un grand bassin en pierres ...
Ce grand bassin ne serait-il pas un des restes du couvent des Cordeliers ou
un abreuvoir pour bovins et ovins lors des grandes foires ?
Il est historiquement légitime de se poser la question.

Portrait de
Justin Brun-Durand
1836-1910
croqué par Louis Ageron en 1897
Justin Brun-Durand qui appartenait à de très nombreuses
sociétés savantes
habitait à Crest
dans la maison construite
par
Maurice Chabrière au 11, rue Maurice Long,
dont les notices touristiques
soulignent la beauté de la façade classique XVIIIème, style Charles X/Louis-Philippe.





Phase II
en cours
Cartographie des anomalies géophysiques
de
la zone de la place du champ de Mars (6 000 m²)
lieu où se trouvait le couvent des Cordeliers
