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Nous avons un devoir de mémoire
Sauvegarde
Conservatoire du Patrimoine Historique

Photos et informations Olivier P.
Maurice Chabrières
Né le 19 janvier 1829 à Crest
dans une maison accolée au pont
sur la rive gauche de la Drôme.
Décédé le 21 mars 1897 à Paris
Négociant en soie à Lyon (Rhône).
Trésorier Payeur Général à Lyon (Rhône).
Régent de la Banque de France.
Vice-président du chemin de fer de Paris à Orléans
Administrateur de la Compagnie Universelle Maritime
du canal de Suez.
Administrateur des hospices civils de Lyon.
Vice-président du bureau de bienfaisance.
Conseiller Général du canton de Crest-Nord
Officier de la Légion d'Honneur
Esprit fin et très cultivé
il a laissé aux crestois la réputation d'un homme affable, bon et généreux.
Il a rendu un service éminent à sa ville natale en se rendant acquéreur en
1878
et en entreprenant la restauration à ses frais pendant plusieurs années de la Tour de Crest.
Blason De Chabrières :
d'argent à deux fasces du latin fascia (bandes) ondées d'azur au chef de gueule chargé d'une chèvre naissance d'or
La Tour de Crest, chef-d’œuvre architectural dont les seigneurs Arnaud en seraient en grande partie les bâtisseurs,
un texte du Pape Calixte II (1065-1124) en porte mention en 1119.
À partir de 1419, elle devient propriété des Rois de France qui la concèdent à différentes familles, dont les Grimaldi, princes de Monaco (de 1643 à la Révolution).
Soucieux de l’importance de la forteresse, Louis XIII en ordonne le démantèlement en 1633, seule la Tour et une partie des remparts échappèrent à la destruction.
Au XVIIe siècle, elle devient définitivement une prison, notamment pour les protestants.
Fin 1851 et 1852, jusqu'à 457 détenus (ce seront les derniers !) s’y entassaient, suite à l’insurrection drômoise consécutive au coup d’État de Louis-Napoléon.
La Tour sera reprise par le Génie en 1871, puis classée monument historique.

la Tour est vendue aux enchères le 29 juillet 1878.
Maurice Chabrières, riche protestant crestois, en devient propriétaire.
Un vaste chantier de restauration est engagé de 1878 à 1885,
sous la supervison du pasteur et historien Eugène Arnaud
qui lui donne l'aspect que nous lui connaissons aujourd'hui.

Sur information de Claude Huot,
il faut être très observateur pour localiser la gravure de 1881
présente sur la façade sud de la Tour

Gros plan gravure
" SAGE . GARDIEN
RESTORÈE
JUIN . 1881
M . CHABRIÈRE
PROPRIÈTAIRE "

Autre gravure sur la face sud de la Tour

Gros plan gravure
illisible (initiales ?) et 1881
Le dernier Châtelain de Crest

Photo Olivier P.
Le dernier Châtelain de Crest
(cimetière de Crest)
Pierre-Harcourt Chabrières
1927- 2013
Pierre-Harcourt Chabrières qui a été le dernier propriétaire de la Tour de Crest
a vendu en 1988
les parcelles cadastrales section AI n°9 : 9 463 m², n°8 : 868 m², n°9 : 247 m² incluant la Tour
à la commune de Crest avec la participation du Département
pour la somme symbolique de 1 millions de Francs soit environ 150 000 €.

Signature acte acquisition en mairie de Crest,
par devant Me Joseph Estour, notaire associé, MM. Max Tabardel, maire de Crest et
Astier, syndic représentant Pierre-Harcourt Chabrières.

Photo rarissime avant le vaste chantier de restauration engagé de 1878 et 1885 par Maurice Chabrières
avec le drapeau bleu blanc rouge sur le donjon donc sous le régime politique de la Deuxième République.
En conséquence datation antérieure au Second Empire instauré le 2 décembre 1852.
Vue du milieu du XIXème siècle des ruines du château fort de Crest qui fut démoli en 1636 par la Cardinal Richelieu sur ordre du Roi Louis XIII
et des restes de structures de bâtiments du Monastère de la Visitation et du site historique de l'Oratoire aujourd'hui disparues.
0 - Le grand rocher du Boluard dit La Raye
1 - Poterne du château fort inférieur
2 - Château fort inférieur comtal bâtiment de Salavert (restes de l'auditoire ?)
3 - Cour basse du château fort inférieur comtal
4 - Partie basse du château fort inférieur comtal
5 - Mur d'enceinte du château fort inférieur
6 - Mur d'enceinte du château fort supérieur
7 - Restes de structures de bâtiments du Monastère de la Visitation (aujourd'hui disparues)
8 - Oratoire Monastère de la Visitation, site historique sacré qui sans entretien s'est écroulé vers 2010,
ne reste in-situ en 2026 qu'une partie de l'assise en élévation et des gravats.

Macro photo rarisime
du milieu du XIXème siècle des ruines du château fort de Crest qui fut démoli par la Cardinal Richelieu sur ordre du Roi Louis XIII
et des restes de structures de bâtiments du Monastère de la Visitation et du site historique de l'Oratoire aujourd'hui disparues.

Achille Sestier 90 ans, la mémoire de la Tour de Crest et Serge Sargentini en octobre 2025.
Achille Sestier a été pendant 25 années
le gardien de la Tour, puis guide de 1976 à 2001.

Photo journées médiévales de Crest

Les comtes de Diois et de Valentinois, de la maison de Poitiers

La cheminée de la Salle Nr 11 Montlaur de la Tour de Crest
après le pillage des antiquités de la famille Chabrières

Tour de Crest salle Montlaur Nr 11 bis avec boulets pierre

Tour de Crest boulet pierre salle Nr 11 bis

Tour de Crest vue en élévation et coupes verticales
Génie de Grenoble
1853

Tour de Crest vue en plan 1853 3ème étage

Tour de Crest coupe 3ème étage salle Nr 12
salles Nr 11 Montlaur, 11bis et 11ter

Tour de Crest coupe 3ème étage salle Nr 12
salles Nr 11 Montlaur et 11ter


La Salle Nr 11 Montlaur de la Tour de Crest et sa cheminée en 2025
A droite l'escalier en bois donnant accès à la salle 11ter fermée au public

La Salle Nr 11 Montlaur de la Tour de Crest et sa cheminée en 1879
avec les antiquités de Maurice Chabrières.
Notons que la double fenêtre à droite est totalement obturée.

La Salle Nr 11 Montlaur de la Tour de Crest vers 1883
avec les nouvelles antiquités de Maurice Chabrières.
Notons suite aux travaux que la double fenêtre à droite
est totalement désobsturée et reconstruite.


Tour de Crest salle Nr 11 Montlaur arbalète à moufle coonsidérée comme la plus puissante des arbalètes.
À partir du IXe siècle l’arbalète connut en Europe un rôle militaire important. Sa redoutable efficacité fit qu’on la surnomma très tôt « l’arme du diable ».
En 1139, lors du Concile de Latran, le pape prononça l’interdiction de son utilisation entre Chrétiens, sous peine d’excommunication.
On voit apparaître ce système dans les peintures vers 1425.
L’arbalétrier maintient l’arbalète au sol au moyen de son pied passé dans l’étrier.
Puis il actionne deux manivelles, qui par une traction de poulies, tendent la corde.
On l’utilisa longtemps pour mettre les armures à l’épreuve.
Le carreau est le type de projectile le plus connu utilisé avec une arbalète, dont le fer pyramidal à quatre pans possède une base carrée.
Il est reconnu qu’un bon archer du Moyen Âge pouvait décocher une douzaine de flèches dans le temps nécessaire à l’armement d’une arbalète à moufle.
Les arbalétriers, quant à eux, pouvaient grâce au carreau traverser une armure de chevalier quand une flèche ne faisait que l’effleurer.

Arbalète à jalet
Apparue dans la seconde moitié du 16e siècle, l'arbalète à jalet avec arc en acier projetant des billes de terre cuite ou de plomb,
est surtout destinée à la chasse au petit gibier, le projectile se logeait dans une petite bourse attachée aux cordes et reliée au cran par un œillet.
L’utilisation de cette arbalète, en tant qu’arme de chasse silencieuse, restera très prisée en Europe jusqu’au XVIIIe siècle et ce en parallèle de l’usage d’armes à feu.

Arc en acier

Cran et œillet

Vue d'une partie des antiquités de Maurice Chabrières
encore présentes dans la salle Nr 11 Montlaur vers 1965

Vue d'une partie des antiquités de Maurice Chabrières
encore présentes dans la salle Nr 11 Montlaur vers 1965

Antiquités de la Tour provenant notamment du fond
de la Maison du Vieux Gouvernement à Crest
ancienne propriété de Louis Vallon (1901-1981),
puis du Dr Claude Monnet (1943-2022)

Hallebarde à longue pointe d'estoc et arêtes médianes.
La hallebarde était une autre arme d’hast polyvalente,
sa tête multifonctionnelle
était montée
sur un long manche,
offrant aux combattants une gamme étendue de techniques offensives et défensives.
Pertuisane en fer forgé à double tranchant et arête médiane

Embouts en formes de crochets des hampes des piques révolutionnaires qui sont plantées dans le sol en biais,
donc bloquées, ceci pour arrêter les chevaux de la cavalerie.

Pique époque révolutionnaire en acier forgé à double tranchantt et arête médiane
avec gravure AN (Assemblée Nationale) au talon sur le côté plat.
La pique, plus longue que la lance, était une arme défensive essentielle .
Sa longueur impressionnante permettait de maintenir les cavaliers et leurs montures à distance, rendant les charges de cavalerie moins efficaces.
Les piquiers, souvent disposés en formations serrées comme les carrés ou les phalanges, formaient une muraille de bois et de fer impénétrable.
Vouge médiéval à lame courbée, armes plolyvalente et efficace.
Sa lame Courbée fixée à un long manche, permettait à la fois des coups tranchants et des estocades.
Cette polyvalence rendait le vouge particulièrement utile dans diverses situations de combat, des affrontements en mêlée aux combats en formation.
L
es soldats équipés de vouges pouvaient s’adapter rapidement aux changements sur le champ de bataille.
Cette arme était efficace contre les armures, capable de trancher ou de percer selon la technique utilisée.
La longueur du manche offrait un avantage de portée, permettant aux combattants de frapper l’ennemi tout en restant à une distance relative de sécurité.


Hallebarde du XVIIème siècle à pointe d'estoc quadrangulaire avec deux attelles et une pointe de lance.
L'estoc, voire la taille sont des termes anciens désignant un coup porté respectivement par la pointe et par le tranchant de l'arme.

Fers de piques révolutionnaires de 1792,
lames symétriques double tanchants, plates sur une face et renforcées d'une nervure médiane sur l'autre,
douilles fermées avec deux perçages pour clous de fixation sur la hampe, longueur totale environ 600 mm
Ce type de piques voit le jour notamment sous l’impulsion de Lazare Carnot et de son célèbre discours du 25 juillet 1792 dit « des trois cent mille piques ».
Il s'agit d'une production d’urgence dans les ateliers nationaux qui accueillirent à Paris de nombreux forgerons venus de Province.
Et ce afin d’équiper rapidement les armées révolutionnaires.

Hache d'hast en fer forgé conçue pour le chevalier à pied ou un combattant armuré qui combat en principe contre un adversaire également armuré.
Une arme d'hast est une arme blanche en fer forgé composée d'une lame tranchante avec une pointe métallique,
plus ou moins
symétrique
par rapport
à
son axe, fixée au bout d'un manche, généralement en bois renforcé par un encadrement métallique. Elle est utilisée essentiellement pour le combat rapproché.
Cette hache d'hast en fer forgé semble, sans aucune certitude des experts, être une reproduction de très bonne facture du XIXème siècle conforme à l'original.
XVIIIème siècle Tour de Crest

Soldats corps de garde 1750 à la Tour de Crest
équipés de mousquetons à platine à silex

Mousquetons et fusils à platine à silex et à percussion de capsule de fulminate de mercure

Arme rare, platine à silex
de la Manufacture Royale de Saint-Étienne
dans
le système réglementaire français du 1er Empire
1 - chien porte-silex
2 - batterie
- 3 couvre-bassinet
4- bassinet

Fusil à percussion de capsule de fulminate de mercure.
Modèle T 1822 Bis modifié 1852
à canon long à pans au tonnerre et baïonnette à douille.
Hausse marquée 1822 T Bis et platine avec gravure signée "Mre Rle de Mutzig" pour Manufacture Royale de Mutzig.
Certaines pièces sont poinçonnées, la crosse est en noyer, poinçonnée de Châtelleraut et Saint-Etienne avec datation de 1852.

Fusil modèle T 1822 Bis : embouchoir, baguette en fer et baïonnette à douille.

Fusil modèle T 1822 Bis : crosse en noyer, poinçonnée de Châtelleraut et Saint-Etienne avec datation de 1852

No comment
une photo vaut 10 000 mots !


Tromblon de rempart du XVI/XVIIème siècle
à platine à silex avec canon pans au tonnerre et à âme rayée à bouche évasée
garniture et chien à corps plat, garniture laiton et métal avec certaines pièces marquées, crosse en noyer
2 Pistolets à platine à silex de la période révolutionnaire avec garnitures en fer et laiton

Pistolets à platine à silex de la période révolutionnaire avec garnitures en fer et laiton

Pistolet à percussion de capsule de fulminate de mercure

Pistolet à platine à silex de la période révolutionnaire

Pistolet à coffre, percussion de capsule de fulminate de mercure.

Tour de Crest
entrave forgée pour cheville
Précisions concernant l'historique des antiquités des Maurice Chabrières
qui étaient présentes salle 11 Montlaur de la tour de Crest

Photo détail porte-grille fer forgé présente au pont-levis (accès Tour) rénovée par Mr Alcamo Antonino forgeron
Précisions concernant l'historique des antiquités des Maurice Chabrières
qui étaient présentes jusqu'en 1988 salle 11 Montlaur de la tour de Crest
Face aux intrusions récurrentes dans le donjon et aux vols des antiquités de Maurice Chabrières, son dernier descendant,
le propriétaire Pierre-Harcourt Chabrières a demandé en 1965/1966 à Alcamo Antonino forgeron, le père de Jean-Claude Alcamo,
qui travaillait aux établissements Marquand Père, place des Moulins à Crest, la rénovation de la porte-grille en fer forgé présente devant le pont-levis qui donne accès au Donjon.
A cette même période le forgeron Alcamo Antonino forgeron a aussi rénové les antiquités originales et reproductions qui étaient encore présentes salle 11 Montlaur de la tour de Crest.
A partir de cette date les vols des antiquités encore présentes dans la Tour ont plus ou moins cessé, mais il été déjà trop tard pour leur majorité, historiquement les plus rares qui avaient disparues.
Puis en 1988, année de la vente à la commune de Crest, la famille Chabrière a débarrassé en souvenir de Maurice Chabrières le reste des antiquités.

Restauration et reconstitution antiquités historiques du Musée de Crest de Maurice Chabrières

2025 Première Exposition antiquités historiques du Musée de Crest de Maurice Chabrières

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