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Nous avons un devoir
de mémoire et de reconnaissance



Vue de la fin du XVIII ème début XIX siècle de la ville de Die et ses environs.
Lithographie gravée sur cuivre et imprimé par Joseph Sidler à Munich
d’après une gravure de Ferdinand Bollinger (1777-1825)

Extrait cathédrale de Die
Lithographie gravée sur cuivre et imprimé par Joseph Sidler à Munich
d’après une gravure de Ferdinand Bollinger (1777-1825)
Avant-propos
Inventaire
Conservatoire
du Patrimoine Historique Crestois
déporté
A la recherche du patrimoine dispersé en 1751
dans le diocèse de Die du monastère des Ursulines de Crest
A ce jour les recherches notammment à
la cathédrale de Die
n'ont donné aucun résultat
par contre lors de l'inventaire in-situ
les remarquables
vitraux du maître-verrier
Alexandre Mauvernay
et de l'artiste peintre-verrier
Émile Benoît Pagnon
ont fait l'objet d'un reportage explicatif
en Ultra Haute Définition
...


Alexandre Mauvernay
1810-1898
Maître-verrier
Artiste, chimiste et physicien
Études au petit séminaire de l'Argentière jusqu'en 1830.
Après ses études il s'installe à Lyon comme peintre.
Dans ses premiers travaux il aurait travaillé sur le rideau du Grand Théâtre de Lyon.
La décoration de l'église de l'Arbresle avec ses vitraux des XV et XVIe siècle
lui aurait donné le goût de la peinture sur verre.
En 1834 il s’inscrit à l’École des Beaux-Arts de Lyon.
En 1839
il crée sa manufacture réservée à la fabrication des vitraux à Saint-Galmier.
Pour réaliser ses vitraux-tableaux, d'inspiration religieuse,
il s'entoure de nombreux artistes
dont pour la cathédrale de Die, d'
Émile Benoît Pagnon
1817-1871
Artiste Peintre-verrier
Louis Barthélemy Mauvernay
(1819-1855)
Frère d’Alexandre sera
en charge des travaux préliminaires
et de l'installation des vitraux de
la cathédrale de Die en 1846.
On estime que les œuvres
d’Alexandre Mauvernay
ont décoré plus de 2200 édifices.
Présentation des 16 vitraux de
1846
d'Alexandre Mauvernay
de la cathédrale de Die


Le Portement de croix ou Montée au calvaire est un épisode de la vie de Jésus-Christ
se déroulant durant la Passion et qui est rapporté par les Évangiles.
Condamné à mort, Jésus doit porter sa croix pendant la montée au Golgotha où il est ensuite crucifié.
Cet épisode de la Passion détaillé dans les différentes stations du Chemin de croix
est
suivi de la Crucifixion largement représentée et devenue le symbole du christianisme

Signature :
MAUVERNAY ET PAGNON
St. GALMIER. 1846

L'Assomption de la Vierge Marie.
L'Assomption commémore le 15 août
le terme de la vie terrestre et la résurrection de la Vierge Marie.
C'est un privilège accordé à la Mère de Jésus.
L’existence entière de la Vierge Marie
est fondée sur ses liens avec les personnes de la Trinité.


Les anges jouent un rôle de premier plan dans les œuvres d'art représentant l'Assomption,
symbolisant les armées célestes escortant Marie à la place qui lui revient dans le royaume céleste.
Ils entourent souvent Marie et l'élèvent de leur puissance céleste.

Saint Pierre
avec un livre et ses deux clefs (d'or et d'argent)
Cet apôtre (nommé Céphas, c'est à dire pierre) est le roc sur lequel est bâtie toute l'Eglise.
Les clés sont le symbole de Saint-Pierre et représentent
le pouvoir
que le Christ lui a conféré de 'lier et délier' dans le Royaume des Cieux,
symbolisant le pouvoir délégué à l'Église par Jésus Christ,
elles figurent dans les armoiries du Saint-Siège.
Dit autrement,
dans le christianisme, Saint Pierre détient deux clés,
qui font référence au lien entre le Ciel et la Terre ;
ce qu'une clé lie et délie sur Terre,
l
'autre clé le lie et le délie également au Ciel.

Pourquoi Saint Pierre a-t-il été crucifié la tête en bas ?
Simon-Pierre est l'un des premiers disciples de Jésus.
Persécuté pour sa foi chrétienne, le gouverneur Agrippa le condamne à la crucifixion à Rome.
Ne se jugeant pas digne d'être sur la croix de la même manière que Jésus,
il demande à subir son supplice la tête en bas.

Saint Jean l'Évangéliste tenant un calice d'où sort un serpent.
Selon la légende, Jean l'Évangéliste reçut une coupe de vin empoisonné qu'il but sans danger.
Emblème du récit, le calice de Jean symbolise la victoire de la foi chrétienne sur la mort, symbolisée par le serpent .


Un évêque

Signature :
MAUVERNAY ET PAGNON
St. GALMIER. 1846

Le Tétragramme
YHWH
est le nom propre de Dieu dans le judaïsme :
c’est un mot qui peut s’écrire mais qui ne doit pas être prononcé
conformément au troisième commandement divin :
" Tu ne prendras point le nom de l’Eternel, ton Dieu, en vain ;
car l’Eternel ne laissera point impuni
celui qui prendra son nom en vain. Exode 20, 7 ".
Notons que seul le Grand Prêtre avait le droit de prononcer
ce nom dans le Temple de Salomon,
une fois par an le jour de Kippour.


Armoiries Papales


Saint Joseph et
l'Assomption de Marie
Joseph est l'époux de Marie et le père adoptif de Jésus.
De l'hébreu Yosef, son prénom signifie « il ajoutera ».
Uniquement mentionné dans les évangiles de l'enfance de Jésus
(Matthieu et Luc),
il est présenté en tant que descendant du roi David.
L'Assomption de Saint Joseph est, en substance, identique à celle de la Sainte Vierge :
Joseph, comme Marie, fut élevé au ciel corps et âme.
On pense aujourd'hui que Saint Joseph mourut avant le début du ministère de Jésus,
car il est absent des Écritures après le retour de Jésus au Temple.

Signature :
MAUVERNAY ET PAGNON
St. GALMIER. 1846

Lion de Saint Marc
est la représentation de l'évangéliste Marc
sous la figure du lion ailé du tétramorphe.
Il tient un parchemin de sa patte gauche et une plume dans sa patte droite.
Le lion exprime puissance et majesté,
il est le symbole de la force de la parole du Saint,
avec élévation spirituelle grâce à ses ailes et
le savoir grâce au livre ou parchemin sous sa patte.
Dit autrement,
Il représente la puissance et la royauté de Jésus-Christ.
Le Lion est souvent lié à la manière énergique et directe
dont l’Evangile selon Marc présente Jésus.

Ange ailé et plume blanche de Saint Matthieu
symbole de pureté (plume blanche), de protection divine (ailes) et de guidance spirituelle (Ange).
Il est souvent perçu comme un signe d'un ange gardien ou d'un message de réconfort.

Dit autrement,
l’Ange associé à Saint Matthieu représente l’humanité de Jésus-Christ.
Ce symbole est dérivé de la vision d’Ezéchiel dans l’Ancien Testament,
où il décrit des créatures ailées ayant l’apparence d’un homme.

Vices et vertus
Le bœuf de Saint Luc
offre docilement sa force physique à l'homme.
Zélé aux labeurs des champs, il endure toute peine paisiblement.
A ce titre il est l'emblème du calme, de la patience.

Dit autremen,
Ce symbole évoque le caractère sacrificiel de Jésus-Christ,
représentant également le service et la force.
L’Evangile selon Luc met l’accent sur la compassion et
la nature sacrificielle de Jésus.

IHS
monogramme signifiant
« Iesus Hominum Salvator »
(Jésus Sauveur de l'Humanité)
Formule répandue après la prédication de Saint-Bernardin de Sienne,
vers le milieu du XVème siècle, initiateur de la dévotion
"au Saint nom de Jésus"
et du monogramme I.H.S.


L’aigle,
emblème de Jésus-Christ et de l’évangéliste Saint Jean.
Ce rapace domine de haut toutes les créatures du ciel par sa puissance, sa force et son envergure.
Le Christ trouve également dans le noble oiseau toute la puissance de la Résurrection,
ce qui fera dire à saint Ambroise : « Il n’est à proprement parler qu’un seul et véritable aigle, c’est Jésus-Christ ».
Le tétramorphe, cet animal fabuleux à quatre têtes évoqué par Ézéchiel, et repris par l’Apocalypse,
comprend une face d’aigle, traditionnellement associée à l’évangéliste Jean.
Symbolisant la contemplation du disciple auprès du maître,
l’aigle vole vers le soleil
de la parole divine pour renouveler sa jeunesse comme l’évoque, poétiquement, le Psaume 102.
Une image que l’on retrouvera très fréquemment dans les enluminures, parchemins et vitraux.


Dit autrement,
l'aigle symbole de saint Jean est souvent associé à la spiritualité et à la divinité de Jésus-Christ.
L’Evangile selon Jean est considéré comme plus mystique et théologique que les autres,
d’où l’association avec l’aigle, symbole de la hauteur et de la contemplation

Saint Pierre
Les tables de la loi
Dans la Bible, les Tables de la Loi sont des tables en pierre sur lesquelles Dieu a gravé le Décalogue remis à Moïse (cf l'Exode).
Leur figuration traditionnelle est devenue un des symboles du judaïsme, utilisé en particulier au fronton des synagogues.
Le plus ancien document connu reproduisant dans leur intégralité
Les Dix Commandements est actuellement exposé au Musée d'Israël, à Jérusalem.


Le Saint-Esprit, ou Esprit Saint,
est dans plusieurs religions un aspect ou un agent de Dieu qui communique avec les humains ou agit sur eux.
Les chrétiens croient en un seul Dieu qui est Père, Fils et Esprit Saint.
La Bible utilise plusieurs images et symboles pour parler de l'Esprit Saint.
Dans le judaïsme, la Ruah, ou « Souffle » de Dieu,
intervient dès le premier chapitre de la Genèse, lors de la création du monde.

Enfant Jésus dormant sur la croix
Jésus est ici représenté comme un jeune enfant, totalement abandonné au sommeil.
Le peintre-verrier a travaillé finement le rendu lisse de sa peau,
mettant en valeur les rondeurs de l'enfance sur un fond de lumières célestes.


